Le parquet de Marseille a requis, ce vendredi 1er mai 2026, des peines allant de douze à quatorze ans de prison à l'encontre de Mickaël Ettori, considéré comme l'un des lieutenants du gang du Petit Bar. Ce dernier est jugé depuis plusieurs semaines dans le cadre d'une vaste affaire de trafic de stupéfiants et d'association de malfaiteurs.
Un procès emblématique
Ce procès, qui se tient devant le tribunal correctionnel de Marseille, est l'un des plus importants de l'année dans la région. Il concerne le gang du Petit Bar, une organisation criminelle qui aurait contrôlé une partie du trafic de drogue dans les quartiers nord de la ville. Mickaël Ettori, âgé de 34 ans, est accusé d'avoir joué un rôle clé dans la logistique et la coordination des activités illicites du groupe.
Des réquisitions sévères
Les réquisitions du parquet sont particulièrement lourdes. Pour Mickaël Ettori, le ministère public a demandé une peine de quatorze ans de prison, assortie d'une période de sûreté des deux tiers. Pour d'autres prévenus, des peines allant de douze à treize ans ont été requises. Ces demandes s'appuient sur des preuves matérielles, notamment des écoutes téléphoniques et des surveillances, qui démontreraient l'implication directe de l'accusé dans le trafic.
La défense conteste
De son côté, la défense de Mickaël Ettori a plaidé l'absence de preuves suffisantes. Son avocat a souligné que son client n'était pas un leader mais un simple exécutant, et a demandé une peine plus clémente. La décision du tribunal est attendue dans les prochains jours.
Un contexte de lutte contre les gangs
Cette affaire s'inscrit dans un contexte de lutte renforcée contre les gangs à Marseille. Les autorités locales ont multiplié les opérations ces dernières années pour démanteler les réseaux de trafic de drogue, qui sont à l'origine de nombreux règlements de comptes et de violences dans la ville. Le gang du Petit Bar est l'une des cibles prioritaires de la police judiciaire.
Le verdict de ce procès pourrait avoir un impact significatif sur la lutte contre le crime organisé dans la région. Les observateurs estiment qu'une condamnation lourde enverrait un signal fort aux autres organisations criminelles.



