Un défi humain et logistique
Elisabeth Rivière, atteinte d'une myopathie, a réalisé un rêve vieux de dix ans : un périple de six jours en fauteuil roulant électrique entre Millau et le Cap d'Agde, via Montpellier. Accompagnée de quatre amis – son fils Raphaël, Kylian, Amélie Lauret (venue de La Réunion) et Nathan, danseur professionnel – elle a parcouru chaque jour une quinzaine de kilomètres.
Un voyage en mobilité très douce
Le groupe a emprunté la voie verte du Lez, visité la cathédrale de Maguelone, traversé Frontignan et Sète, et profité de la plage de la Roquille. "Rejoindre la mer était un moment de poésie", confie Amélie. Le voyage, surnommé "Le Cap d'Agde pas si Express", a été ponctué de défis : portions sans ombre, routes peu motivantes, et adaptations d'itinéraire.
Des obstacles d'accessibilité
Les difficultés ont été nombreuses : gare du Cap d'Agde en travaux, inadaptée aux personnes à mobilité réduite (PMR), manque de saisonniers pour aider à descendre du train, et obligation de prendre trois bus pour rejoindre le logement. Elisabeth souligne le manque de guides répertoriant les itinéraires accessibles et l'absence de règles nationales uniformes.
Un appel à mieux organiser
Le volet médical a aussi posé problème : Nathan a souffert de douleurs aux pieds sans ordonnance, les pharmaciens refusant de délivrer ses médicaments. Elisabeth, qui partage ses expériences sur sa page Facebook "Handi et culottée", envisage de créer un collectif pour faciliter ce type de voyages. "On devient vite addict aux sensations", conclut-elle.



