La Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) a publié un rapport plaidant pour une meilleure intégration des enfants dans la société française, alors que la tendance « no kids » gagne du terrain. Le document dénonce une intolérance croissante envers les plus jeunes, contrastant avec les inquiétudes sur la baisse de la natalité, tombée à son niveau le plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale.
Un constat alarmant sur la place des enfants
Selon la CNCDH, « la présence des enfants dans l’espace public s’est considérablement réduite depuis une quarantaine d’années ». Le rapport souligne le paradoxe entre cette exclusion et l'inquiétude démographique. Pour y remédier, la Commission propose des mesures concrètes, dont l'ouverture du droit de vote aux mineurs « dans certaines élections locales ou même nationales ».
Interdire les espaces « no kids »
La CNCDH recommande également d'interdire les espaces « no kids », sauf lorsqu'ils protègent les enfants d'un environnement inadapté. Cette proposition fait écho à la polémique suscitée par la SNCF, qui avait lancé une offre excluant les enfants de moins de 12 ans pour garantir « calme et confort aux passagers ». La haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a estimé sur RMC que de tels espaces « tombent sous le coup de la loi », évoquant une « discrimination ». Elle a ajouté : « Si c’est nécessaire, s’il faut clarifier la loi, alors on la clarifiera. »
Des villes à hauteur d'enfant
Pour améliorer l'accueil des enfants, la Commission préconise la création de « villes à hauteur d’enfant », avec une réduction de la vitesse de circulation et des aires de jeu conçues en concertation avec les jeunes. L'objectif est de favoriser leur autonomie et leur sécurité dans l'espace public.



