La préfecture du Var a prononcé ce samedi midi la fermeture temporaire du parc aquatique Waterworld, situé au lac de la Gaudrade à Puget-sur-Argens. Des manquements aux obligations de sécurité ont été relevés, notamment une organisation déficiente de la surveillance de baignade.
Des contrôles inopinés révèlent des failles graves
Les établissements de restauration ne sont pas les seuls à faire l'objet de contrôles inopinés des services de l'État entraînant, parfois, une fermeture temporaire. Ce samedi midi, la préfecture du Var a indiqué avoir ordonné la fermeture temporaire de l'établissement d'activités physiques et sportives « Waterworld » situé au lac de la Gaudrade, à Puget-sur-Argens, pour une durée légale de dix jours, soit jusqu'au mardi 30 juin prochain. L'établissement avait déjà fait l'objet de contrôles par le passé, sans connaître ce désagrément.
Matériel de premier secours incomplet
Cette fois, les agents du service « enquête et contentieux » du départemental à la jeunesse, à l'engagement et aux sports (SDJES), de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) et du service départemental d'incendie et de secours (Sdis) ont constaté « de graves manquements aux obligations de sécurité applicables aux établissements d'activités physiques et sportives », indique la préfecture dans un communiqué. Trois points révélant l'existence d'un risque grave et immédiat pour la santé et l'intégrité physique des usagers ont notamment motivé cette décision, non sans conséquence pour l'établissement en ce début de saison.
- Une « organisation déficiente de la surveillance ne permettant pas de garantir une intervention rapide en cas de noyade, de malaise ou d'accident sur une structure ».
- Un « matériel de premier secours incomplet et ne répondant pas aux exigences réglementaires, compromettant directement la capacité de l'établissement à faire face à une situation d'urgence vitale ».
- Une « non-conformité des structures gonflables » pouvant exposer les usagers à des risques « de chute, de collision, d'écrasement, de coincement ou encore de désolidarisation d'éléments de structure accueillant simultanément plusieurs dizaines de personnes ».
Toutefois, la préfecture indique qu'il pourrait être mis fin à cette mesure avant le 30 juin « si l'exploitant justifie de la mise en conformité complète de l'établissement ».



