Voyeurisme et pédopornographie : peine aggravée en appel pour un sexagénaire du Gard
Voyeurisme et pédopornographie : peine aggravée en appel

Un sexagénaire condamné à trois ans de prison pour voyeurisme et détention d'images pédopornographiques

La chambre des appels correctionnels a confirmé ce mardi 3 mars la culpabilité d'un sexagénaire du Gard, tout en aggravant légèrement la peine initiale prononcée en octobre 2025. L'homme, qui avait été surpris en train de photographier des jeunes femmes dévêtues, fait face à des accusations graves de voyeurisme et de détention d'images pédopornographiques.

Une enquête qui révèle des pratiques inquiétantes

L'affaire a débuté de manière anecdotique lorsque l'individu a été observé en train de prendre des clichés de jeunes femmes au bord d'une rivière. Alertés, les gendarmes ont rapidement mené une enquête approfondie qui a permis de découvrir l'ampleur des faits reprochés. Au domicile du suspect, une cache équipée d'une longue-vue a été mise au jour, offrant une vue directe sur la salle de bains d'un logement voisin.

L'examen de ses appareils électroniques a révélé la présence de nombreuses photos et vidéos pédopornographiques, montrant des enfants subissant des viols. Ces découvertes ont conduit à son placement en garde à vue pour répondre de ses actes devant la justice.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un traumatisme profond pour les victimes

Me Roland Darnoux, avocat de la famille espionnée, a souligné lors de l'audience d'appel le traumatisme subi par les victimes. Le prévenu aurait épié à la fois la mère et sa petite fille, provoquant des angoisses nécessitant des consultations psychiatriques. La situation a été particulièrement difficile pour la mère de famille, qui suit un traitement contre un cancer.

L'avocat général, Martine Assonion, a ironisé sur les déclarations du sexagénaire qui prétendait avoir visionné les vidéos "à l'insu de son plein gré", tout en reconnaissant qu'il en tirait un bénéfice sexuel. Elle a insisté sur la gravité des infractions constituées et demandé une peine plus lourde qu'en première instance.

Une défense basée sur l'isolement affectif

Me Jean-Faustin Kamdem, avocat de la défense, a reconnu les faits reprochés mais a tenté de les contextualiser. Il a expliqué que son client était coupé de toute vie affective depuis l'âge de vingt ans, sans relation charnelle depuis cette période. L'expert psychiatre a évoqué une "immaturité affective" sans retenir de dangerosité particulière ni d'anomalie mentale.

Le prévenu, présent derrière un écran de visioconférence depuis sa prison, a assuré qu'il ne recommencerait plus et que la sanction judiciaire l'avait dissuadé de toute idée de récidive.

Une peine aggravée par la cour d'appel

Après délibéré, la cour a confirmé la culpabilité du sexagénaire et a légèrement aggravé la sanction initiale. La peine prononcée est désormais de trois ans de prison, dont un an avec sursis (contre dix-huit mois initialement). La cour a également ordonné une interdiction définitive d'entrer en contact avec des mineurs et un suivi socio-judiciaire de cinq ans.

En cas de non-respect de ces mesures, le condamné s'expose à une nouvelle peine de trois ans de prison. L'homme est par ailleurs inscrit au fichier des auteurs d'infractions sexuelles, marquant durablement son casier judiciaire.

Cette affaire, qui s'est déroulée dans le Gard et en Ardèche entre 2022 et 2023, illustre les mécanismes judiciaires face à des infractions sexuelles graves, où la protection des victimes et la prévention de la récidive restent des priorités absolues pour les magistrats.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale