Violente altercation à Amou : cinq interpellations et un blessé par balle
Ce dimanche 19 avril, une vive altercation s'est déclenchée à Amou, un village chalossais des Landes comptant environ 1 500 habitants. L'incident, survenu vers 20 heures dans la rue des Fleurs, en plein centre du village, a rapidement dégénéré en violence, entraînant l'intervention des forces de l'ordre et des secours.
Une scène de violence inédite dans le village
Jordan, un riverain dont le prénom a été modifié, témoigne de la brutalité de la scène. « Depuis des décennies que j'habite ici, je n'avais jamais vu ça », confie-t-il. Depuis sa fenêtre, il a aperçu un homme se faire caillasser par cinq autres personnes, toutes résidant dans la même rue. Les agresseurs ont utilisé des projectiles variés, dont de gros galets, avant de tirer sur la victime avec une carabine à plomb de petit calibre, l'atteignant dans le dos.
Terrorisé, Jordan a immédiatement alerté la gendarmerie. Les autorités ont déployé le Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (Psig) pour sécuriser l'intervention des pompiers. La maire d'Amou, Florence Bergez, s'est également rendue sur place pour évaluer la situation.
Cinq agresseurs interpellés et une victime hospitalisée
Après avoir tenté de fuir en voiture, les cinq agresseurs ont été rapidement interpellés par les gendarmes. Ils ont été placés en garde à vue une heure plus tard. La victime, bien que ne présentant pas de blessures trop graves, a été transportée à l'hôpital pour des soins. Selon les premiers éléments de l'enquête, aucune piste privilégiée n'a été identifiée concernant les circonstances de l'altercation. Certains habitants évoquent un simple « regard de travers » qui aurait mal tourné.
Un climat de peur s'installe dans le quartier
La maire, Florence Bergez, a précisé que la victime est un habitant d'Amou installé depuis plusieurs années, tandis que les agresseurs résident dans le village depuis très récemment et vivent tous dans le même logement. « Depuis qu'ils sont là, ils ont pris le contrôle de la rue », déplore-t-elle. Jordan confirme cette dégradation de l'environnement : « On n'en peut plus. La rue est devenue très sale. Ça hurle à n'importe quelle heure. On entend des bruits de voiture à 4 heures du matin. Et surtout, on a très peur qu'il nous arrive quelque chose. »
Face à cette situation, le riverain et quelques voisins tentent de s'organiser pour alerter les autorités. Florence Bergez est consciente des préoccupations et a annoncé un rendez-vous avec la gendarmerie pour étudier les moyens de « vider ce logement, et qu'ils quittent le village ».
Enquête en cours et prolongation de la garde à vue
Selon le parquet, la garde à vue des cinq personnes impliquées devait être prolongée de vingt-quatre heures. Ce délai supplémentaire est nécessaire pour trouver un interprète, afin de mieux comprendre les faits et les motivations derrière cette violente altercation. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour élucider les circonstances exactes de cet incident qui a profondément troublé la tranquillité du village d'Amou.



