Violence contre des colleurs d'affiches : les victimes témoignent encore sous le choc
Violence contre colleurs d'affiches : témoignages choquants

Violence contre des colleurs d'affiches : les victimes témoignent encore sous le choc

Dans la nuit du 21 au 22 mars, juste avant le second tour des élections municipales, une agression violente a visé des colleurs d'affiches de l'équipe du candidat Bouget aux 9 Arcades. Les victimes, Grégory, Edouard et Robert, restent profondément marquées par cet événement, décrivant un déferlement de violence qui a bouleversé leur vie.

Une nuit funeste et des blessures graves

Grégory, journaliste à l'Humanité, se souvient avec émotion de cette nuit où "la violence a déferlé". Il a reçu 15 jours d'incapacité totale de travail après avoir été roué de coups et lynché. Edouard, employé municipal, a subi 10 jours d'ITT pour des côtes cassées et une dent arrachée. Robert, retraité, insiste sur le fait que ce n'était pas une simple rixe entre colleurs, mais un passage à tabac aux répercussions physiques et psychologiques durables.

Le récit d'une agression soudaine et brutale

Les faits se sont déroulés rapidement : à minuit moins cinq, les colleurs finissaient leur travail, et à minuit cinq, deux d'entre eux avaient déjà "la gueule cassée". Deux voitures ont déboulé, et plusieurs personnes, décrites comme "en furie", les ont agressées. Grégory raconte : "A minuit moins cinq, on finissait de coller et à minuit cinq, on était deux à avoir la gueule cassée." Robert ajoute, ému : "J'ai cru que mon camarade Grégory allait mourir sous les coups de pied et de poing."

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un choc persistant et des questions sans réponses

Frédéric Deschamps, cosecrétaire départemental du Parti Communiste, explique : "On a attendu la fin de la campagne des municipales et la fin de l'enquête policière… mais on a vraiment besoin de poser des mots sur les maux." Les victimes, encore sous le choc, tentent de comprendre comment une campagne qui s'est bien passée a pu dégénérer en une telle violence. Edouard confie : "Je suis militant depuis des dizaines d'années, je n'ai jamais vécu ça."

Enquête policière et procès à venir

Après des plaintes déposées et une enquête policière, trois personnes d'une même famille, ainsi que Grégory, accusé d'avoir donné un coup de balai, seront jugées par le tribunal correctionnel en novembre. Cet incident met en lumière les tensions parfois extrêmes qui peuvent survenir lors des périodes électorales, laissant des séquelles profondes chez les militants impliqués.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale