Soupçons de viols à Nice : parents dénoncent une justice expéditive
Soupçons de viols à Nice : parents dénoncent une justice expéditive

À Saint-Laurent-du-Var, les parents d'élèves de l'école maternelle Pasteur expriment leur désespoir face à ce qu'ils considèrent comme une justice « expéditive ». Le parquet de Grasse a classé sans suite quatre plaintes pour viols et agressions sexuelles visant un instituteur. Les familles demandent l'ouverture urgente d'une information judiciaire.

Des classements jugés trop rapides

Le procureur de la République de Grasse, Éric Camous, a classé sans suite les plaintes déposées entre octobre et novembre 2025. Il a estimé les faits « confus et discordants » et évoqué un « risque majeur de confabulation ». Maître Vincent Brengarth, avocat des familles, dénonce des conditions « parfaitement expéditives ». Les plaintes de deux petits garçons, déposées le 3 octobre, ont été classées le 21 octobre. Celles de deux fillettes, déposées le 6 novembre, l'ont été le 24 novembre.

Des parents traumatisés et en colère

Miléna, mère d'une fillette de 4 ans, témoigne : « Je ne me contenterai pas d'un simple “les enfants fabulent”. Je veux savoir pourquoi ma fille fait des terreurs nocturnes en criant “Maman, enlève-moi ce qu'il y a dans ma bouche !” ». Laura, mère d'un garçonnet, ajoute : « Comment sommes-nous censés vivre après cela ? Devons-nous reprendre notre vie comme si rien ne s'était passé ? ». Selon les parents, les expertises policières auraient été bâclées : entretiens de quelques minutes, questions frontales, sans mise en confiance.

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L'enseignant conteste les faits

L'instituteur mis en cause nie fermement les accusations. Selon les parents, il aurait été « muté » et travaillerait sans contact avec des enfants. Ils redoutent son retour dans un autre établissement.

La FCPE demande une enquête administrative

Khadija El Ouahabi, présidente de la FCPE des Alpes-Maritimes, insiste : « Faire cette enquête, c'est apporter des réponses aux familles, mais aussi protéger les enfants ». Selon l'association Les Petits invincibles, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France. Sa présidente s'indigne : « On leur dit : libérez votre parole et après on leur dit : menteurs ! ».

Un blocage persistant

Des plaintes avec constitution de partie civile ont été déposées en octobre 2025 et juin 2026, mais l'affaire n'a pas progressé. Maître Brengarth en appelle « solennellement au tribunal judiciaire pour l'ouverture d'une information judiciaire dans les plus brefs délais ». Le parquet de Grasse n'a pas répondu aux sollicitations.

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