«Snoop», le marchand de sommeil violent, de retour en prison pour la 3e fois en un an
«Snoop», le marchand de sommeil violent, de retour en prison

Pour la troisième fois en un an, Moussa D., 44 ans, a été condamné ce jeudi à dix mois de prison ferme pour violation d’une interdiction de paraître à Nogent-sur-Oise. Connu sous le surnom de « Snoop », cet homme était l’un des marchands de sommeil qui exploitaient la misère des sans-papiers dans des logements insalubres du quartier des Rochers.

Une exploitation de la misère particulièrement choquante

En mai 2024, Moussa D. et un complice avaient été condamnés pour avoir tenté d’extorquer un loyer à des sans-papiers pour un appartement insalubre, dont ils n’étaient même pas propriétaires. Les faits s’étaient déroulés dans le quartier des Rochers, ex-Commanderie, à Nogent-sur-Oise. Les « hébergements » étaient situés dans des immeubles voués à la démolition, et l’exploitation de la misère s’était accompagnée de violences à l’encontre d’une victime ayant osé protester.

Moussa D., également surnommé « Snoop », était l’homme de main de cette entreprise peu reluisante. Il n’hésitait pas à frapper avec une crosse de revolver un des malheureux exploités pour lui rappeler qu’il devait payer le loyer. Ces faits lui avaient valu une interdiction de paraître à Nogent pour une durée de trois ans.

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Une restriction déjà bravée à deux reprises

Malgré cette interdiction, Moussa D. a été interpellé le 4 mai dernier à Nogent-sur-Oise. Il a déjà été condamné à deux reprises pour des violations similaires, avec des peines croissantes de six mois et huit mois de prison ferme. Lors de l’audience, la substitute du procureur a requis une peine de dix mois ferme, en raison de la récidive.

Interrogé sur les raisons de sa présence à Nogent, Moussa D. a simplement répondu : « J’ai de la famille à Nogent. » Une réponse laconique qui n’a pas convaincu le tribunal.

Un homme en proie à la précarité

Le flamboyant Snoop a perdu de sa superbe. Selon son avocate, Me Émilie Rebourcet, il semble même en être réduit au même degré de misère que ceux qu’il exploitait il y a deux ans. « Peu de personnes de son entourage connaissent sa précarité, il a un côté fataliste et se renferme sur lui-même, il ne demande d’aide à personne », s’inquiète-t-elle, peu aidée par son mutique client.

Le tribunal a finalement condamné Moussa D. à une peine de dix mois de prison ferme et l’a maintenu en détention. Une décision qui met fin, pour l’instant, à ses allers-retours entre la prison et Nogent-sur-Oise.

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