Restaurant incendié par un élu rouvre le 2 juillet à Sainte-Maxime
Restaurant incendié par un élu rouvre le 2 juillet

Le restaurant La petite maison à Sainte-Maxime, victime d'un incendie criminel perpétré par un élu (RN) de Salernes, rouvrira ses portes le 2 juillet. Après le choc du sinistre et les difficultés administratives, le gérant Anthony Lommeré attend avec impatience de retrouver sa clientèle.

Un incendie criminel aux lourdes conséquences

Dans la nuit du 17 au 18 avril 2026, Anthony Lommeré, âgé de 34 ans, a vu sa terrasse partir en fumée après qu'un élu municipal de Salernes, Clément M., a mis le feu à son établissement. Ce soir-là, le restaurateur se trouvait à Saint-Tropez avec des amis. Il a croisé la compagne d'un employé, qu'il considère comme une amie proche. « On a eu une longue discussion assez sérieuse autour d'un verre quand Clément s'est mis entre nous deux. C'était son ex-copine et il voulait absolument lui parler », raconte Anthony Lommeré. Malgré son insistance, le couple a refusé de lui parler et l'a invité à partir. « Il n'était pas tendu ou virulent. Il m'a serré la main et nous a dit au revoir. Mais il était dans un état second », décrit le restaurateur. Peu après, Clément M. s'est rendu à La petite maison et y a mis le feu.

Un élu condamné à 13 mois de prison ferme

Grâce aux caméras de surveillance, l'élu a été rapidement identifié. Il a reconnu les faits et a été condamné le 4 juin à 13 mois de prison ferme. Pour Anthony Lommeré, cette condamnation est un soulagement, mais il préfère se concentrer sur la reconstruction : « Ça n'a plus d'importance. Ce type de personnage ne change pas, et ma priorité c'est mon commerce. »

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Une reconstruction éprouvante

Le gérant a dû faire face à de nombreux défis. La salle intérieure a été préservée grâce à l'alerte rapide d'un voisin, mais la terrasse, vitrine de l'établissement, a été entièrement détruite. « Les assurances m'ont mis la pression pour que je reprenne en mode dégradé. Mais ce n'était pas pensable, ça sentait le brûlé, les mouches volaient autour du sinistre. La terrasse, c'est notre vitrine. Je n'y suis pour rien, je suis victime, j'ai quand même le droit de prendre le temps de réparer avant de rouvrir », explique-t-il.

Le restaurant a dû fermer pour une durée indéterminée, mettant au chômage technique ses six employés. S'en est suivi un marathon administratif de trois semaines intensives de papiers. Les expertises de l'assurance se sont enchaînées en même temps que le traitement de l'affaire au tribunal. « Je pensais que l'assurance attendait que le jugement soit rendu avant de s'activer. Mais à ce jour, je n'ai toujours pas reçu un euro de leur part », déplore le jeune entrepreneur. Même lorsqu'il recevra une compensation, il sait que la perte de chiffre d'affaires sur ce début de saison ne pourra être rattrapée.

63 000 euros de travaux

Au total, les réparations s'élèvent à 63 000 euros net. « Je remercie vraiment tous les corps de métier qui viennent faire les travaux pour m'aider alors que je suis en difficulté pour les payer tant que je n'ai pas reçu mes indemnités », confie Anthony Lommeré. Sur la terrasse en chantier, des pancartes annonçaient une ouverture au courant du mois de juin, mais les retards avec l'assurance ont repoussé la date. Finalement, La petite maison rouvre entièrement le 2 juillet.

Un soutien indéfectible

Malgré les difficultés, le restaurateur a reçu de nombreux messages de soutien et les premières réservations affluent déjà. « Tout sera comme avant, avec la même qualité de travail, la même équipe, le même sérieux ! » promet-il. Anthony Lommeré, qui a ouvert son restaurant il y a quatre ans, voit cette réouverture comme une renaissance. « C'était le chaos pour moi. J'ai eu beaucoup de doutes, de remises en question. Puis l'envie de reprendre a pris le dessus », conclut-il.

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