Demande de remise en liberté rejetée pour un quinquagénaire accusé d'agression sexuelle
Remise en liberté rejetée pour agression sexuelle à Pau

Demande de remise en liberté rejetée pour un quinquagénaire accusé d'agression sexuelle

Ce jeudi 23 avril, un homme de 50 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel de Pau pour demander sa remise en liberté. Placé en détention provisoire depuis un peu plus de deux semaines, il est accusé de tentatives d'administration de substance chimique, d'agression sexuelle, de violences, ainsi que d'enlèvement et séquestration, le tout sous l'emprise de stupéfiants.

Les faits remontent au 6 avril dernier. En pleine journée, dans la rue Carnot du centre-ville de Pau, l'homme se serait emparé d'une jeune femme de 20 ans et l'aurait emmenée dans son appartement pour l'y enfermer. Il aurait ensuite tenté de lui injecter de la cocaïne à l'aide d'une seringue, avant de frotter son sexe contre son épaule. Après son arrestation, il avait avoué avoir agi sous l'impulsion d'une pulsion, attiré par son visage, ses cheveux et sa robe. Cependant, deux semaines plus tard, il n'admet plus que l'usage de stupéfiants, affirmant que la seringue était destinée à sa propre consommation.

Des aveux contredits

Présent sans avocat, l'homme demande sa remise en liberté pour pouvoir continuer à travailler et payer son logement. Il conteste la quasi-totalité des faits, affirmant qu'ils sont entièrement faux. Il revient sur ses aveux, les justifiant par son état de santé au moment de l'interrogatoire : selon lui, une personne sous cocaïne peut dire n'importe quoi. Il souligne également sa situation matrimoniale, déclarant qu'à 50 ans, il n'a rien à faire avec une femme de trente ans plus jeune. Enfin, il argue que si une femme avait été agressée, elle se serait débattue et aurait crié, ce qui, selon lui, n'a pas été le cas.

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Une victime sous le choc

La présidente d'audience reste circonspecte face à ces arguments. Elle rappelle que la victime s'est justement débattue. Absente à l'audience, sa représentante la décrit dans un état psychique extrêmement dégradé, terrorisée à l'idée de recroiser l'individu. Le Ministère public requiert le maintien en détention provisoire, invoquant le risque de récidive compte tenu de la consommation de cocaïne et des antécédents judiciaires du prévenu. En 2001, il avait déjà été condamné pour agression sexuelle, qu'il qualifie d'erreur de jeunesse, alors qu'il avait 35 ans à l'époque. Le tribunal suit les réquisitions du parquet et rejette la demande de remise en liberté. Le prévenu restera en détention jusqu'à son procès, prévu le 21 mai prochain.

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