Rave illégale dans l'Hérault : comment les organisateurs ont déjoué le plan anti-rave
Rave illégale dans l'Hérault : le plan anti-rave déjoué

Dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 juin, des milliers de teufeurs ont débarqué sur le causse du Mas neuf, entre Claret et Ferrières-les-Verreries, dans le nord de l’Hérault et le Gard. Ils participent à la free-party baptisée "Tankarville la riposte des chaussettes sales", une rave party illégale qui s’est installée vers 3 heures du matin sur le territoire de la commune de Claret.

Un contexte législatif tendu

Cet événement était prévu depuis plusieurs semaines, dans un contexte législatif brûlant où la loi Ripost vise à réprimer plus durement ces rassemblements festifs sauvages. Les organisateurs ont clairement affiché leur volonté de montrer qu’ils n’entendent pas se laisser faire. Malgré le plan "rave bleu" déclenché par la préfecture, ils ont réussi à s’installer en utilisant des méthodes éprouvées depuis plus de 30 ans.

Des codes et des messageries pour brouiller les pistes

Pour déjouer l’intervention des forces de l’ordre, les organisateurs ont d’abord donné des points de rapprochement aux initiés : "Marseille, Nîmes, Grenoble" vendredi en début de soirée. Puis ils ont mis à jour les informations au fil des heures : "Nîmes, Valence", suivi de "Nîmes, Alès, Bagnols-sur-Cèze", et enfin, après minuit vendredi, la commune de Cournonterral, dans l’Hérault, sur le secteur dit des éoliennes, un spot bien connu de ces rassemblements.

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Le choix final du lieu

Mais parce qu’il y avait "trop de bleu" dans le secteur, le choix s’est finalement porté sur Claret et Ferrières-les-Verreries, où "de 2 000 à 5 000 personnes" sont espérées selon un proche des organisateurs. La free-party pourrait se dérouler jusqu’à mardi. Une fois le lieu définitivement fixé, les centaines de raveurs qui étaient déjà en route vers Nîmes, Alès, Marseille ou Cournonterral se sont dispersés pour créer des fausses pistes, avant de repiquer vers le lieu de rendez-vous final, à la barbe des forces de l’ordre.

La réaction des autorités

Selon la préfète de l’Hérault, un vol de reconnaissance par hélicoptère a permis d’estimer que 2 000 personnes sont installées sur le site ainsi que 600 véhicules. Dans un message sur les réseaux sociaux, la préfète prévient : "toutes les mesures administratives seront prises pour sanctionner les contrevenants". De quoi dissuader d’éventuels candidats désireux de rallier ce rassemblement illégal.

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