Au procès du clan marseillais Yoda, le déni du chef présumé Félix Bingui
Procès Yoda : Félix Bingui nie tout contrôle

Le déni du chef présumé

Au deuxième jour du procès du clan marseillais Yoda, Félix Bingui, considéré comme le chef de cette organisation criminelle, a adopté une posture de déni face aux accusations. Interrogé sur les écoutes téléphoniques et les témoignages qui le désignent comme le leader, il a répondu : « Je ne peux pas contrôler tout ce que les gens disent. » Cette déclaration a provoqué des réactions parmi les magistrats et les avocats de la partie civile.

Un procès sous haute surveillance

Le procès, qui se tient à Marseille, est marqué par des mesures de sécurité exceptionnelles. Les accusés, membres présumés du clan Yoda, sont jugés pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et violences. Félix Bingui, 38 ans, est décrit par l'accusation comme le « parrain » d'un réseau qui aurait importé plusieurs tonnes de cannabis et de cocaïne depuis l'Espagne.

Les preuves accablantes

Les enquêteurs ont présenté des preuves matérielles, notamment des écoutes téléphoniques où Bingui donne des ordres à ses subordonnés. Malgré cela, ce dernier maintient qu'il n'était qu'un intermédiaire et que ses paroles ont été sorties de leur contexte. « Je ne suis pas un chef, je suis juste un commerçant », a-t-il affirmé, suscitant l'ironie des observateurs.

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Les réactions des avocats

Me Sophie B., avocate de la défense, a plaidé pour une lecture nuancée des preuves. « Mon client n'a jamais été condamné pour trafic de stupéfiants. Les écoutes doivent être interprétées avec prudence », a-t-elle déclaré. En revanche, Me Jean-Pierre L., avocat de plusieurs parties civiles, a dénoncé un « scénario de déni orchestré ». Selon lui, « Félix Bingui tente de minimiser son rôle pour échapper à une lourde peine ».

Un clan démantelé en 2024

Le clan Yoda a été démantelé en 2024 après une vaste opération policière. Depuis, la guerre des gangs à Marseille a diminué, mais les experts estiment que d'autres réseaux ont pris le relais. Le procès devrait durer plusieurs semaines, avec des dizaines de témoins et d'experts appelés à la barre.

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