Procès ordonné contre Booba pour cyberharcèlement envers Magali Berdah
Procès ordonné contre Booba pour cyberharcèlement

Le rappeur Booba renvoyé en procès pour cyberharcèlement

Le rappeur Booba, de son vrai nom Élie Yaffa, a été renvoyé en procès par un juge d'instruction de Paris pour des faits de cyberharcèlement aggravé à l'encontre de Magali Berdah, agente d'influenceurs. L'ordonnance de renvoi, rendue le 8 juillet 2025, a été confirmée par le parquet de Paris, selon une information de Liberation. Les faits reprochés se seraient déroulés entre 2022 et 2023.

Des publications répétées et insultantes

Selon l'ordonnance, Booba est accusé d'avoir publié des messages insultants et menaçants à l'encontre de Magali Berdah sur les réseaux sociaux, notamment Twitter (aujourd'hui X) et Instagram. Les enquêteurs ont recensé plus de 200 publications visant directement l'agente, l'accusant notamment de "promouvoir des arnaques" et l'insultant de manière répétée. Magali Berdah, fondatrice de l'agence Shauna Events, avait porté plainte en 2022, estimant être la cible d'une campagne de haine orchestrée par le rappeur.

Une enquête pour harcèlement moral et menaces

L'enquête, ouverte en 2022, a été menée par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Les investigations ont mis en lumière un nombre important de messages hostiles, dont certains comportaient des menaces de mort. Booba aurait également incité ses fans à harceler Magali Berdah, amplifiant le phénomène. Selon une source proche du dossier, "les faits sont d'une gravité certaine, avec un impact psychologique fort sur la victime".

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Booba conteste les accusations

L'avocat de Booba, Me Yann Bisiou, a indiqué que son client conteste fermement les accusations. "Il s'agit d'une liberté d'expression dans le cadre d'un débat public sur les dérives des influenceurs", a-t-il déclaré. Il a également annoncé son intention de faire appel de l'ordonnance de renvoi. De son côté, l'avocate de Magali Berdah, Me Rachel-Flore Pardo, s'est réjouie de cette décision : "Cette ordonnance est une étape importante pour la reconnaissance du préjudice subi par ma cliente."

Un procès pour cyberharcèlement aggravé

Booba devra répondre de "cyberharcèlement moral" et de "menaces de mort réitérées". Ces infractions sont passibles de plusieurs années d'emprisonnement et d'une amende. Le procès devrait se tenir dans les prochains mois devant le tribunal correctionnel de Paris. Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de lutte contre le cyberharcèlement en France, où les plaintes pour ce type de faits ont augmenté de 30% en 2024 par rapport à 2023, selon le ministère de l'Intérieur.

Un précédent judiciaire pour Booba

Ce n'est pas la première fois que Booba est confronté à la justice. En 2021, il avait été condamné à 18 000 euros d'amende pour avoir insulté des policiers. En 2020, il avait été relaxé dans une affaire de violences présumées. Cependant, cette nouvelle affaire pourrait avoir des conséquences plus lourdes en raison de la nature répétée et publique des faits reprochés.

Impact sur les influenceurs et la régulation

L'affaire a également relancé le débat sur la régulation du métier d'influenceur. Magali Berdah est une figure clé de ce secteur, représentant des personnalités comme Nabilla ou Maeva Ghennam. Le gouvernement français a récemment adopté une loi visant à encadrer les pratiques des influenceurs, notamment en matière de publicité et de protection des consommateurs. Selon un rapport de la DGCCRF, les influenceurs ont généré plus de 300 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2024, mais les plaintes pour pratiques trompeuses ont doublé.

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