Procès à Mont-de-Marsan pour un vol de véhicules à Biscarrosse
Le mardi 7 avril 2026, le tribunal judiciaire de Mont-de-Marsan a jugé trois hommes accusés d'avoir volé deux véhicules dans un garage automobile de Biscarrosse en novembre 2025. Les prévenus, tous membres de la même famille et résidant dans le Lot-et-Garonne, étaient présents ensemble à la barre. Ils avaient été déférés le vendredi 3 avril et placés sous contrôle judiciaire avant cette audience.
Les faits du cambriolage
Les trois hommes sont soupçonnés d'avoir dérobé deux 4x4 Nissan Patrol dans la nuit du 9 au 10 novembre 2025. Pour accéder au garage de Biscarrosse, ils ont arraché une partie du grillage de l'établissement, leur permettant d'entrer et de sortir avec les véhicules. Les enquêteurs ont identifié sur les vidéos de surveillance trois individus cagoulés et gantés, correspondant aux accusés.
Deux des trois prévenus ont reconnu leur participation au vol, mais le troisième, né en 1994, a nié être présent lors du cambriolage. Ses deux comparses ont soutenu ses déclarations, affirmant : « Ce n'était pas lui. C'était quelqu'un d'autre, mais on ne peut pas dire son nom, on risque des représailles ». Ils ont expliqué qu'un tiers, qu'ils refusent de nommer, aurait organisé l'opération et fait disparaître les véhicules, tandis qu'eux se seraient contentés du vol.
Un préjudice important et des peines prononcées
Le préjudice total de cette affaire est estimé à plus de 80 000 euros. Cela comprend 44 500 euros pour les dégâts sur la clôture du magasin, ainsi que 15 000 et 22 500 euros respectivement pour les deux véhicules volés, qui n'ont toujours pas été retrouvés. Les prévenus ont assuré que le même tiers non identifié s'était chargé de leur disparition.
Lors du procès, le procureur n'a pas été convaincu par ces explications, estimant que les deux premiers accusés cherchaient à protéger le troisième. Il a souligné que ce dernier n'avait pas d'alibi et avait déjà fréquenté le garage à plusieurs reprises. Le procureur a demandé des peines d'emprisonnement ferme avec sursis probatoire et la confiscation des véhicules personnels des trois individus.
La défense a plaidé pour des peines de sursis et une indemnisation des victimes. Maître Philippe Bellandi a argumenté que ses clients étaient « sous les radars de la justice » et qu'une peine de prison ferme serait excessive, notamment en raison du casier judiciaire vierge de l'un d'eux. Maître Virgil Berrand, dont le client niait les faits, a déclaré qu'il n'existait qu'un « faisceau de suppositions et d'interprétations, plutôt qu'un faisceau d'indices », demandant la relaxe.
Le verdict du tribunal
Le tribunal a finalement relaxé le troisième prévenu et ordonné la restitution de son véhicule. Les deux autres ont été déclarés coupables et ont écopé de peines distinctes : l'un a reçu 12 mois de prison avec sursis et la confiscation de son véhicule personnel, tandis que l'autre a été condamné à 12 mois de prison intégralement assortis d'un sursis probatoire de deux ans.
De plus, le tribunal a ordonné la confiscation de 6 808,02 euros à titre d'indemnisation des victimes. L'affaire a été renvoyée sur intérêts civils pour permettre aux victimes de chiffrer précisément leur préjudice et d'en apporter les justificatifs nécessaires.



