Le prince Andrew sous pression internationale dans l'affaire Epstein
Prince Andrew sous pression internationale dans l'affaire Epstein

L'étau se resserre sur Andrew Mountbatten-Windsor

La pression internationale s'intensifie de manière inexorable sur Andrew Mountbatten-Windsor, le frère du roi Charles III. Début février, de nouvelles suspicions ont émergé suite à l'étude approfondie des plus de 3 millions de documents des dossiers Epstein publiés par le ministère de la Justice américain. Ces révélations s'ajoutent aux précédentes controverses, dont les photographies embarrassantes publiées par la presse britannique fin janvier.

Des enquêtes parlementaires des deux côtés de l'Atlantique

Au Royaume-Uni, le Parlement souhaite déterminer si l'ancien prince a partagé des documents sensibles durant son mandat d'envoyé commercial entre 2010 et 2011. Aux États-Unis, le Congrès américain s'intéresse particulièrement aux aspects pédocriminels de l'affaire. Les parlementaires américains augmentent désormais la pression en jetant l'opprobre sur l'ensemble de la famille Windsor.

Le démocrate Ro Khanna a publiquement critiqué la famille royale britannique pour son manque de transparence. « Ils sont immensément riches, ils devraient pouvoir indemniser les survivantes des horreurs qui se sont déroulées », a-t-il déclaré à la BBC. Cette affirmation fait écho aux documents du ministère de la Justice américain mentionnant qu'au moins une jeune fille aurait été amenée à Buckingham Palace.

La famille royale britannique sous le feu des critiques

Pour la démocrate Teresa Leger Fernandez, Charles III possède les moyens « d'ordonner à son frère » de répondre aux questions du Congrès américain. « Andrew sait qui d'autre était dans la pièce avec lui », a-t-elle insisté auprès de BBC Newsnight, évoquant les orgies organisées par Jeffrey Epstein dans ses nombreuses propriétés.

Le Congrès américain a envoyé plusieurs demandes à Andrew Mountbatten-Windsor, qui sont restées sans réponse jusqu'à présent. Bien que rien n'oblige légalement le Britannique à être questionné aux États-Unis, il se retrouve de plus en plus isolé sur la scène internationale.

Un soutien royal mesuré

Dans un geste rare, le roi Charles III s'est exprimé dans un communiqué officiel du palais de Buckingham, déclarant être « prêt à soutenir » la police de la Thames Valley dans l'enquête concernant les documents sensibles. Il a également réitéré son soutien plein et entier « aux victimes de toute forme d'abus ».

Le prince et la princesse de Galles ont exprimé leur « grande préoccupation » face aux accusations, tandis que le prince Edward, plus jeune fils d'Elizabeth II, a apporté son soutien aux victimes. Andrew Mountbatten-Windsor a été contraint de quitter le Royal Lodge pour une résidence privée du roi à Sandringham, dans le Norfolk.

Les démentis et les conséquences judiciaires

Andrew Mountbatten-Windsor a toujours nié avoir participé aux activités illégales de Jeffrey Epstein, malgré les accusations de viol par Virginia Giuffre lorsqu'elle était mineure. Bien qu'il ait initialement démenti la connaître, il a réglé le procès hors tribunal par un accord financier évalué à environ 12 millions de dollars en 2022.

Virginia Giuffre s'est malheureusement ôté la vie en avril dernier, avant la publication posthume de ses mémoires en octobre. Jeffrey Epstein est mort en prison en 2019 dans des circonstances présentées comme un suicide, tandis que Jean-Luc Brunel s'est également pendu en prison en 2022 avant son jugement.

Ghislaine Maxwell reste la seule condamnée pour sa complicité dans le trafic sexuel de mineures, purgeant actuellement une peine de vingt ans de prison. Elle refuse de révéler ce qu'elle sait tant que Donald Trump, mentionné à de nombreuses reprises dans les documents récents, ne lui accorde pas la grâce présidentielle.