Une policière californienne a été inculpée de quinze délits pour fraude à l'assurance. Après une blessure à la tête survenue dans l'exercice de ses fonctions, elle aurait perçu environ 530 000 euros d'indemnités tout en multipliant les activités de loisirs pendant son arrêt de travail, rapporte le Los Angeles Times, repris par Ouest-France.
Des activités intenses pendant un arrêt pour commotion
Les faits remontent à mars 2022, lorsque l'agente, âgée d'une trentaine d'années, a subi une coupure au front en tentant de menotter un suspect récalcitrant. Un médecin des urgences l'avait autorisée à travailler sans restriction le jour même, mais elle n'a pas repris le travail pendant plus d'un an. Selon les procureurs, un syndrome de commotion cérébrale sévère lui aurait été diagnostiqué quelques jours après la blessure, justifiant un congé d'incapacité temporaire totale.
Pendant cette période, les enquêteurs ont découvert que la policière menait une vie très active. Elle pratiquait le ski et le snowboard dans les stations de Mammoth Mountain et Big Bear, jouait au golf, visitait Disneyland, assistait à des conférences sur le football, suivait des cours en ligne dans une université locale et se rendait à des festivals. Trois jours après avoir participé à un festival country, lors d'une réunion Zoom avec son supérieur, elle prétendait ne pas pouvoir fixer l'écran, se trouvant dans une pièce sombre.
Des accusations contestées
Nicole Brown est poursuivie pour quinze délits, dont neuf chefs d'accusation pour déclaration frauduleuse à des fins d'indemnisation. Elle encourt jusqu'à 22 ans de prison. Son avocat, Brian Gurwitz, a déclaré au Los Angeles Times : « Madame Brown a subi une grave blessure à la tête alors qu'elle était en service. Elle entend contester vigoureusement ces allégations. » L'affaire met en lumière les mécanismes de contrôle des arrêts maladie et les abus potentiels dans le système d'indemnisation.



