Drame à Nice : les parents d'un enfant de 2 ans portent plainte après son décès hospitalier
Un tragique événement secoue le milieu médical niçois. Miroslav Legin, un petit garçon de seulement deux ans, est décédé le 22 mars dernier au sein de l'hôpital L'Archet 2 à Nice. Cet épisode douloureux a conduit sa famille à entreprendre des démarches judiciaires conséquentes.
Une plainte pour homicide involontaire déposée
Par l'intermédiaire de son avocat, Me Jean-Pierre Andreani, la mère de l'enfant, Oksana Legin, a officiellement déposé plainte pour « homicide involontaire » le 27 mars. Cette action juridique vise à établir les circonstances exactes du décès survenu dans l'établissement de santé.
Dans un courrier adressé au procureur de la République de Nice, la famille formule une demande précise : l'ordonnance en urgence d'une autopsie par les services de médecine légale. L'objectif déclaré est double : déterminer les causes précises de la mort et identifier d'éventuelles responsabilités médicales.
Les accusations de la famille
La plainte évoque l'hypothèse d'un décès lié à une septicémie consécutive à une infection nosocomiale, c'est-à-dire contractée à l'hôpital. Selon les allégations familiales, cette situation aurait été aggravée par un refus de soins adaptés à l'état de santé critique de l'enfant.
« C'est extrêmement difficile pour moi », confie la mère, encore profondément affectée. « Je suis sûre que l'infection a été contractée à l'hôpital. J'ai perdu mon fils, je ne comprends pas comment les médecins peuvent continuer à vivre alors que Miroslav est mort. »
La famille exprime un besoin impérieux de vérité et de justice. Elle réclame une transparence totale concernant la prise en charge hospitalière et indique avoir contacté son ambassade pour obtenir un soutien dans cette démarche.
La défense du Centre Hospitalier Universitaire
Face à ces accusations, le CHU de Nice présente une version radicalement différente des faits. Marilyne Poiree, oncologue pédiatre et chef de service, apporte des précisions médicales cruciales.
« Cet enfant a été pris en charge depuis sa naissance pour un cancer extrêmement rare », explique-t-elle. « Il a reçu les meilleurs traitements disponibles au vu des connaissances médicales de 2026. Malheureusement, la maladie a rechuté à deux reprises, et la deuxième rechute n'a pas pu être traitée. »
Le CHU insiste sur le fait que Miroslav a bénéficié d'un accompagnement en soins palliatifs optimal. Chaque décision thérapeutique aurait été discutée en consultation pluridisciplinaire régionale, avec même un avis sollicité auprès d'experts nationaux via téléconsultation.
Un accompagnement complet selon l'établissement
L'oncologue détaille les mesures d'accompagnement mises en place :
- Présence permanente des parents auprès de l'enfant
- Transmission régulière et complète des informations médicales
- Remise systématique des comptes-rendus médicaux
- Soutien psychologique, social et humain tout au long du parcours
« Nous regrettons infiniment de ne pas avoir pu le sauver », conclut Marilyne Poiree. « Nous sommes très tristes, mais malheureusement, il n'y avait pas d'issue favorable possible au vu des connaissances médicales actuelles. »
Le CHU rappelle par ailleurs une réalité statistique douloureuse : entre 10% et 15% des enfants atteints de cancer ne peuvent être soignés, malgré tous les efforts et les avancées de la médecine contemporaine.
Une affaire judiciaire en devenir
Cette divergence fondamentale entre le récit familial et la version hospitalière place désormais la justice en arbitre ultime. L'autopsie réclamée par la famille pourrait apporter des éléments déterminants pour l'enquête en cours.
Le dossier met en lumière les tensions potentielles entre les attentes des familles confrontées à des pathologies graves et les limites parfois insurmontables de la médecine, même dans un établissement de référence comme le CHU de Nice.



