Le procureur de la République de Béziers, Arnaud Faugère, a confirmé ce lundi 22 juin la réouverture d’une enquête pour agression sexuelle visant Joël Barella. Les deux procédures closes dans l’Hérault ont été menées « en parfaite connaissance » mutuelle, sans lien avec le meurtre commis dans le Gers par son fils, Jérôme Barella.
Deux procédures distinctes mais coordonnées
Dans un communiqué, Arnaud Faugère explique que les deux procédures judiciaires ouvertes dans l’Hérault mettant en cause Joël Barella, père de Jérôme Barella – principal suspect du meurtre de la petite Lyhanna dans le Gers – « bien qu’ayant fait l’objet de traitements distincts, ont chacune été conduites en parfaite connaissance de l’existence et du contenu de l’autre ». L’examen de l’enquête préliminaire relative aux faits d’agression sexuelle dénoncés par Maeva Duprat, petite-fille par alliance de Joël Barella, révèle ainsi que le magistrat du parquet chargé de cette procédure avait pleinement connaissance de l’information judiciaire ouverte à la suite des accusations formulées par Prescylla Duprat, demi-sœur de Maeva Duprat, contre la même personne.
Pas de jonction des dossiers
De manière réciproque, plusieurs procès-verbaux versés au dossier de l’information judiciaire concernant les faits dénoncés par Prescylla Duprat démontrent que « le juge d’instruction était informé de la plainte déposée par Maeva Duprat, de ses circonstances ainsi que du mode opératoire imputé à Joël Barella ». Dès lors, « tant la décision de classement sans suite prise dans le cadre de la première procédure que l’ordonnance de non-lieu rendue dans la seconde, ainsi que le choix de ne pas joindre ces deux procédures, ont été adoptés en pleine connaissance de l’ensemble des éléments alors disponibles concernant Joël Barella », précise Arnaud Faugère.
Réouverture de l’enquête possible, mais pas de charges nouvelles
Le parquet de Béziers confirme avoir repris les investigations relatives à l’enquête concernant les faits dénoncés par Maeva Duprat, précédemment classée sans suite. « Cette réouverture est légalement possible et n’est subordonnée à aucune condition particulière. En revanche, la reprise de l’information judiciaire close par une ordonnance de non-lieu n’est envisageable qu’en présence de charges nouvelles à l’encontre de Joël Barella, qui n’auraient pas été portées à la connaissance du juge d’instruction au moment où il a rendu sa décision. » À ce jour, le parquet de Béziers n’identifie aucun élément de cette nature.
Absence de lien entre les faits du père et du fils
« Les faits reprochés à Jérôme Barella ne peuvent être considérés comme des charges nouvelles au sens de la loi, dès lors qu’il n’apparaît pas avoir participé, de quelque manière que ce soit, aux faits reprochés à son père, Joël Barella », conclut le procureur.



