Corridas à Nîmes : 1,5 million d'euros saisis, la justice confirme, la défense se pourvoit en cassation
Nîmes : 1,5 million saisi dans l'affaire des corridas, la défense en cassation

La justice conserve l'argent saisi dans le cadre de l'enquête sur la gestion des spectacles tauromachiques aux arènes de Nîmes. Les 1,5 million d'euros prélevés en juin 2025 restent sous main de justice, selon une décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nîmes rendue ce jeudi 23 octobre.

Une demande de restitution rejetée

Me Guillaume Barnier, avocat des responsables des sociétés chargées de la gestion des arènes, avait plaidé le 15 octobre pour la restitution des sommes saisies. Sa requête a été rejetée par la cour d'appel. L'avocat a indiqué ce vendredi 24 octobre qu'il allait former un pourvoi en cassation pour contester cet arrêt.

Des débats à huis clos

Lors de l'audience du 15 octobre, Me Barnier avait qualifié les débats de « bonne tenue » en chambre du conseil (à huis clos). Il réclamait l'annulation de la saisie. L'arrêt avait été mis en délibéré avant d'être rendu public cette semaine.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une enquête approfondie

L'affaire, qui porte sur des soupçons d'anomalies financières en lien avec l'organisation de corridas, a débuté en début d'année 2025. La chambre régionale des comptes (CRC) avait rendu un rapport définitif en mars 2025 sur l'aspect économique des arènes. Sur le plan judiciaire, le parquet de Nîmes s'est dessaisi de l'affaire à la fin de l'été 2025 au profit de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille. La contestation de la saisie a cependant été examinée avant ce transfert.

La position de la défense

Me Guillaume Barnier a exprimé son « sentiment d'incompréhension » : « Nous avons apporté à la juridiction l'ensemble des éléments de nature à démontrer que non seulement la moindre infraction ne peut être caractérisée à l'encontre de ma cliente, la société Casas and Co, mais que plus encore, il n'existe pas le moindre indice de commission d'une infraction par cette société. » Il a ajouté : « Compte tenu de sa très faible ancienneté et du fait qu'elle est privée de la jouissance de sommes très importantes, nous n'avons pas d'autre choix que d'intenter un pourvoi en cassation. »

Rappelons que toute personne est présumée innocente tant que justice n'a pas été définitivement rendue.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale