Le parquet de Béziers a annoncé, mercredi 13 mai, l'ouverture d'une enquête après la mort d'un homme de 36 ans survenue lors de son placement en garde à vue dans les locaux de la police municipale d'Agde, dans l'Hérault. L'incident s'est produit dans la nuit du 12 au 13 mai.
Déroulement des faits
Selon les premières informations, l'individu avait été interpellé plus tôt dans la soirée pour des faits de violence. Placé en garde à vue, il aurait soudainement fait un malaise. Les secours, rapidement dépêchés sur place, n'ont pas pu le réanimer. Le décès a été constaté sur place par un médecin.
Enquête confiée à l'IGPN
Le parquet de Béziers a confié l'enquête à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), également surnommée la "police des polices". L'autopsie du corps doit être pratiquée dans les prochains jours afin de déterminer les causes exactes du décès. Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte.
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions récurrentes autour des gardes à vue et des conditions de détention dans les commissariats. Plusieurs associations de défense des droits de l'homme ont appelé à la transparence et à une enquête indépendante.
Réactions
Le maire d'Agde a exprimé ses condoléances à la famille du défunt et a assuré que la municipalité coopérerait pleinement avec la justice. De son côté, le syndicat de police Alliance a tenu à rappeler que les fonctionnaires impliqués étaient choqués et qu'ils avaient agi conformément aux procédures.
L'affaire suscite une vive émotion dans la région. Une manifestation silencieuse est prévue samedi prochain devant l'hôtel de ville pour rendre hommage à la victime et exiger que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce décès.



