Le 11 juin 2026, le tribunal correctionnel de Soissons a rendu son verdict dans l'affaire de la mort d'Elisa Pilarski, survenue en novembre 2019. Le compagnon de la victime, Christophe Ellul, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire. Le chien Curtis, un staffordshire-terrier appartenant au couple, a quant à lui été euthanasié sur décision judiciaire.
Les faits et le déroulement du procès
Elisa Pilarski, 29 ans, avait été retrouvée morte dans une forêt de l'Aisne, alors qu'elle promenait plusieurs chiens. L'autopsie avait révélé qu'elle avait succombé à des morsures de chien. Rapidement, les soupçons s'étaient portés sur Curtis, le chien de son compagnon. Christophe Ellul avait été mis en examen pour homicide involontaire, notamment pour avoir laissé son chien sans surveillance et pour ne pas avoir respecté les règles de détention d'un animal dangereux.
Le procès, qui s'est tenu en mai 2026, a été marqué par des débats houleux. La défense a tenté de démontrer que Curtis n'était pas un chien agressif et que les morsures auraient pu être infligées par d'autres chiens présents sur les lieux. Cependant, les expertises vétérinaires et les analyses ADN ont confirmé que Curtis était bien à l'origine des morsures mortelles.
La décision du tribunal
Le tribunal a estimé que Christophe Ellul avait fait preuve de négligence en ne sécurisant pas son chien, mais a retenu des circonstances atténuantes. La peine de 18 mois de sursis a été jugée proportionnée. En revanche, la question du chien Curtis a été tranchée de manière radicale : l'euthanasie a été ordonnée, suscitant l'émotion des associations de défense des animaux.
Cette décision intervient après plusieurs années de procédure et de polémiques. L'affaire avait relancé le débat sur la dangerosité de certaines races de chiens et sur la responsabilité des propriétaires. Le compagnon d'Elisa Pilarski a exprimé ses regrets et sa tristesse, tout en annonçant son intention de faire appel.



