Militant anti-narcotrafic dénonce des fuites dans l'enquête sur la mort de son frère
Militant anti-narcotrafic dénonce des fuites dans l'enquête

Une violation du secret de l'instruction : c'est ce qu'a dénoncé Amine Kessaci, militant anti-narcotrafic et adjoint à la mairie de Marseille, après la publication dans la presse d'informations relatives à l'enquête sur l'assassinat de son frère Mehdi, tué le 13 novembre dernier.

Des conséquences graves selon le militant

Dans une déclaration transmise par ses avocats, Mes Soraya Slimani, Pierre-Olivier Sur, Sofia Bougrine et Sofia Norten, Amine Kessaci a vivement critiqué ces fuites. « Je déplore la violation du secret de l'instruction qui implique des conséquences gravissimes en termes de sécurité. En plus, elle est une entrave à l'établissement de la vérité, ce qui est inacceptable et intolérable pour moi et les miens, mais également pour notre société », a-t-il déclaré.

La piste d'une erreur de cible

Mercredi, plusieurs sources proches du dossier ont confirmé à l'AFP, après une information du journal Le Monde, que les tueurs de Mehdi Kessaci se seraient trompés de cible. Selon ces sources, ils devaient initialement assassiner son frère Amine. Les enquêteurs évoquent notamment une confusion liée à un numéro de téléphone attribué à Amine Kessaci mais utilisé par son jeune frère. Ce numéro aurait été communiqué par les commanditaires, encore non identifiés, à l'équipe chargée de l'assassinat.

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Cependant, une autre source proche du dossier a tempéré ces informations, précisant que la piste d'une erreur de cible « est investiguée, tout aussi sérieusement que les autres, sans priorité entre elles ». Amine Kessaci a également nié que la ligne téléphonique de son frère était à son nom, contrairement à ce qu'ont rapporté certains médias.

Une plainte déposée

L'adjoint au maire a annoncé avoir déposé une plainte pour violation du secret de l'instruction. Par ailleurs, le magistrat instructeur parisien en charge du dossier a effectué un signalement au parquet pour la même raison. L'enquête est menée par le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), créé en janvier dernier.

L'assassinat de Mehdi Kessaci, 20 ans, abattu en plein après-midi dans une rue de Marseille, avait provoqué une onde de choc tant au niveau local que national. Le procureur Nicolas Bessone avait initialement évoqué la piste d'un « assassinat d'avertissement », Amine Kessaci faisant l'objet de menaces depuis plusieurs semaines.

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