Marche d'hommage à Quentin Deranque à Lyon : 3 200 participants et slogans d'extrême droite
Marche d'hommage à Lyon : 3 200 participants, slogans extrêmes

Un rassemblement d'extrême droite à Lyon pour Quentin Deranque

Ce samedi 21 février 2026, environ 3 200 personnes se sont rassemblées à Lyon pour une marche d'hommage à Quentin Deranque, militant d'extrême droite de 23 ans décédé après une agression. Le cortège, composé majoritairement de jeunes hommes blancs vêtus de noir, a parcouru la ville dans un calme relatif, bien que ponctué de tensions et de slogans hostiles.

Le déroulement de la marche et les chiffres de participation

La préfecture du Rhône a estimé la participation à environ 3 200 personnes, un chiffre légèrement supérieur aux prévisions du ministre de l'Intérieur qui tablait sur 2 000 à 3 000 participants. Domitille Casarotto, l'une des organisatrices, a pour sa part évalué le nombre à 3 500. Le cortège est parti de la place Jean Jaurès pour se rendre rue Victor Lagrange, lieu où Quentin Deranque a été violemment agressé le 12 février avant de succomber à ses blessures deux jours plus tard. Il est important de noter que la famille de la victime n'a pas participé à cette marche.

Les figures et groupuscules d'extrême droite présents

Plusieurs figures et organisations d'extrême droite ont été identifiées lors de cet événement :

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  • Des membres du collectif Némésis, un groupuscule qui se présente comme féministe.
  • Des adhérents de l'Action française, mouvement antisémite.
  • Marc de Cacqueray-Valmenier, ancien dirigeant des Zouaves Paris, récemment condamné pour violences.
  • Yvan Benedetti, ancien du Front national et ex-dirigeant de L'Œuvre française.
  • Tristan Arnaud, alias « le Cogneur », condamné pour violences racistes.

Avant le départ de la marche, un hommage a été rendu dans l'église traditionaliste Saint-Georges, que fréquentait Quentin Deranque. Laurent, un ami du défunt, a expliqué y participer pour « défendre sa mémoire » dans ce cadre religieux.

Les slogans hostiles et les moments de tension

Durant la marche, plusieurs slogans ont été scandés par les participants, créant une atmosphère tendue :

  • « Antifas assassins » et « LFI assassins »
  • « [Jean-Luc] Mélenchon anti France » et « [Grégory] Doucet complice ! »
  • « Jeune garde en prison, libérez la ville de Lyon »
  • « On va reprendre ce pays » et « On est chez nous »

Des incidents ont été rapportés en marge du cortège, notamment des cris et insultes envers une femme portant un hidjab, ainsi que des slogans racistes comme « À bas les bougnoules ! Les PD ! » rapidement repris par le service d'ordre. À l'arrivée rue Victor Lagrange, une banderole « Adieu camarade » a été déployée, accompagnée d'un chrisme, symbole chrétien récupéré par l'extrême droite intégriste.

Le contexte et les réactions

Cette marche s'inscrit dans un contexte de tensions politiques accrues, avec des références répétées aux antifascistes et aux Insoumis, dont certains membres sont soupçonnés dans la mort de Quentin Deranque. Les organisateurs ont tenté de maintenir un semblant de calme, mais les slogans et la présence de figures controversées ont rappelé la nature radicale de ce rassemblement. Les autorités ont surveillé l'événement de près, sans intervention majeure, malgré les provocations verbales et les symboles extrémistes exhibés.

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