Depuis le 18 août 2025, la province de Terengganu, en Malaisie, applique une nouvelle loi islamique qui punit les hommes musulmans absents à la prière du vendredi d'une peine pouvant aller jusqu'à deux ans de prison et 600 euros d'amende, sauf excuse jugée valable. Ce durcissement, promulgué par le parti islamique pan-malaisien au pouvoir, remplace l'ancienne peine maximale de six mois de prison ou 200 euros d'amende pour trois absences consécutives.
Une mesure controversée
Cette nouvelle règle sera affichée à l'entrée des mosquées, et des patrouilles religieuses ainsi que des rapports sur le public permettront de vérifier le respect de la loi. L'opposition malaisienne a déploré des mesures "choquantes". Phil Robertson, directeur d'Asia Human Rights and Labour Advocates (AHRLA), a déclaré : "Des lois comme celle-ci donnent une mauvaise réputation à l'Islam. La liberté de religion et de croyance signifie également la liberté de ne pas croire ou de ne pas participer." Il a appelé le Premier ministre Anwar Ibrahim à révoquer ces sanctions.
Défense de la loi
De son côté, Muhammad Khalil Abdul Hadi, membre de l'Assemblée législative de l'État de Terengganu, a justifié la mesure en affirmant que "les sanctions ne seraient imposées qu'en dernier recours". Il considère que "ce rappel est important car les prières du vendredi ne sont pas seulement un symbole religieux mais aussi une expression d'obéissance parmi les musulmans".
Réactions internationales
Cette loi a suscité des critiques au niveau international, notamment de la part d'organisations de défense des droits humains qui y voient une violation de la liberté religieuse. La Malaisie, pays à majorité musulmane, applique déjà la charia dans plusieurs États, mais cette nouvelle disposition est perçue comme un durcissement significatif.



