La maire du 10e arrondissement de Paris, Alexandra Cordebard, a été agressée samedi 6 juin 2026 en marge de la Nuit Blanche par des militants d'extrême droite, a-t-on appris dimanche de sources concordantes. L'élue socialiste a déposé une plainte et la préfecture de police a ouvert une enquête.
Les faits
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'agression s'est produite vers 23 heures, alors que la maire se rendait à une installation artistique place de la République. Un groupe d'une dizaine de personnes, portant des insignes identitaires, l'a reconnue et l'a prise à partie. Des insultes à caractère politique et sexiste ont été proférées avant que l'un des agresseurs ne la frappe au visage, la faisant tomber. Des passants sont intervenus pour la protéger et les agresseurs ont pris la fuite.
Alexandra Cordebard, âgée de 52 ans, a été transportée à l'hôpital pour des examens de contrôle. Elle souffre d'une contusion au visage et d'une entorse au poignet. Son état n'inspire pas d'inquiétude, mais elle a été placée en arrêt maladie pour plusieurs jours.
Réactions politiques
L'agression a suscité une vague d'indignation dans la classe politique. Le maire de Paris, Anne Hidalgo, a exprimé son soutien à son adjointe et a condamné « avec la plus grande fermeté cet acte lâche et odieux ». Le Premier ministre a également réagi sur les réseaux sociaux, dénonçant « une agression intolérable contre une élue de la République ».
Plusieurs responsables politiques de tous bords ont appelé à une manifestation de soutien devant la mairie du 10e arrondissement lundi soir. Des associations de lutte contre les violences faites aux femmes et des collectifs antifascistes ont également prévu des rassemblements.
Enquête en cours
La police judiciaire parisienne a été saisie de l'enquête. Les enquêteurs exploitent les images de vidéosurveillance et cherchent à identifier les agresseurs. Selon des sources proches du dossier, les suspects appartiennent à un groupuscule d'extrême droite connu pour ses actions coup de poing lors d'événements culturels.
Cet incident relance le débat sur la sécurité des élus locaux, de plus en plus souvent ciblés par des actes de violence. En 2025, le ministère de l'Intérieur avait recensé près de 1 500 agressions de maires et d'adjoints, en hausse de 30 % par rapport à l'année précédente.



