Un homme de 47 ans, père de famille, a été mis en examen et écroué dans une affaire de viols sur mineurs de moins de 15 ans, commis dans le village de Lucenay (Rhône). Les faits, d'une gravité exceptionnelle, concernent 34 victimes âgées de 3 à 9 ans. Les enquêteurs ont découvert que l'homme filmait systématiquement les agressions.
Une enquête minutieuse
L'affaire a débuté en janvier 2026, lorsqu'une mère de famille a signalé un comportement suspect de son voisin. Les policiers de la brigade de protection des mineurs ont alors ouvert une enquête. Les investigations ont rapidement mis au jour un système organisé : l'homme attirait les enfants chez lui sous divers prétextes, puis les violait tout en les filmant avec des caméras cachées.
Les vidéos, retrouvées sur des disques durs et des clés USB, ont permis d'identifier les 34 victimes. Toutes résidaient dans le même quartier de Lucenay, un village d'environ 1 500 habitants. Les parents des enfants ont été informés et une cellule psychologique a été mise en place.
Un profil inquiétant
Le mis en examen, père de deux enfants âgés de 8 et 10 ans, était connu dans le village comme un homme discret et serviable. Il travaillait comme technicien informatique. Selon les premiers éléments de l'enquête, il aurait commencé ses agressions il y a plusieurs années, sans que personne ne s'en aperçoive. Les enquêteurs cherchent à déterminer s'il existe d'autres victimes.
Les analyses des vidéos montrent que l'homme agissait seul, sans complicité. Il utilisait des techniques de manipulation pour faire taire les enfants, notamment des menaces et des cadeaux. Les faits se déroulaient dans son domicile, souvent en l'absence de sa femme, qui travaillait à l'extérieur.
Une réaction judiciaire et sociale
Le parquet de Villefranche-sur-Saône a ouvert une information judiciaire pour viols sur mineurs de moins de 15 ans, agressions sexuelles et enregistrement d'images pédopornographiques. L'homme a été mis en examen et placé en détention provisoire. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
La maire de Lucenay, Isabelle Dubois, a exprimé son effroi et sa solidarité avec les familles. Elle a annoncé la mise en place d'un accompagnement psychologique pour les victimes et leurs proches. Une réunion publique est prévue pour informer les habitants et répondre à leurs interrogations.
Cette affaire rappelle la nécessité d'une vigilance accrue autour des enfants, même dans des environnements ruraux où la confiance est souvent plus grande. Les associations de protection de l'enfance appellent à renforcer les dispositifs de prévention et de signalement.



