Un élu RN de Besançon démissionne après des publications racistes et homophobes
Élu RN démissionne après publications racistes

Un élu RN de l'agglomération de Besançon contraint à la démission

Un conseiller communautaire du Rassemblement National (RN) à Grand Besançon a remis sa démission ce vendredi 22 mai, après la publication par le journal local L'Est Républicain de plusieurs de ses messages sur Facebook jugés racistes, homophobes et antisémites. L'élu, âgé de 52 ans, siégeait au conseil communautaire depuis 2020. Il était également conseiller municipal d'opposition dans une commune de la périphérie bisontine.

Des publications anciennes mais toujours accessibles

Les faits remontent à plusieurs années. Entre 2016 et 2019, l'élu avait posté sur son compte Facebook personnel des commentaires particulièrement virulents. On y trouve des propos qualifiant l'islam de "religion de haine", des insultes homophobes à l'encontre de personnalités politiques, ainsi que des allégations complotistes sur "le grand remplacement". Certains messages contenaient également des stéréotypes antisémites, évoquant "la mainmise des juifs sur les médias".

Interrogé par L'Est Républicain, l'intéressé avait d'abord tenté de minimiser la portée de ses écrits, les qualifiant de "réactions à chaud" et affirmant qu'il ne les partageait plus aujourd'hui. Mais face à la pression médiatique et aux demandes de sa propre formation politique, il a finalement présenté sa démission.

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Une réaction rapide de la direction du RN

La direction nationale du Rassemblement National a réagi rapidement. Dans un communiqué, le parti a indiqué avoir "pris acte de la démission" et condamné "fermement toute dérive raciste ou antisémite". Le RN a rappelé que de tels propos étaient "incompatibles avec les valeurs du parti". Cependant, certains observateurs notent que le parti a parfois tardé à sanctionner ce type de comportement par le passé.

De son côté, le président de Grand Besançon, divers droite, a salué la démission, estimant qu'elle était "la seule issue possible". Il a également annoncé que la communauté d'agglomération allait engager une réflexion sur la charte de déontologie des élus.

Un contexte politique tendu

Cette affaire intervient dans un climat politique déjà chargé à Besançon. La ville, dirigée par une coalition de gauche, a connu plusieurs polémiques liées à des propos extrémistes ces dernières années. L'opposition locale, notamment les syndicats et les associations antiracistes, a dénoncé le "deux poids, deux mesures" dans le traitement de ces affaires. Une plainte pourrait être déposée par la Ligue des droits de l'Homme.

Pour le RN, cette démission est un nouveau coup dur après plusieurs affaires similaires dans d'autres régions. Le parti tente de se présenter comme un mouvement respectable et dédié aux questions économiques et sociales, mais ces dérapages réguliers ternissent son image. L'avenir politique de l'élu démissionnaire est incertain, mais il pourrait faire l'objet de poursuites judiciaires pour incitation à la haine.

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