Les époux Andrès, anciens conseillers municipaux d'opposition à Lignan-sur-Orb, condamnés le 28 avril devant le tribunal de Béziers pour abus de faiblesse, ont fait appel de leur condamnation. Le couple est accusé d'avoir détourné 720 000 euros au détriment d'une femme de 74 ans, présentée comme psychologiquement vulnérable.
Une peine sévère et une incarcération
Claudie Ferrand-Andrès, figure de l'opposition locale, a été incarcérée après le jugement. Son mari, Joachim Andrès, devait bénéficier d'un aménagement de peine. Le tribunal a également ordonné la confiscation de l'ensemble de leurs biens immobiliers.
La défense invoque la présomption d'innocence
Mes Corinne Ferrer et Wilfrid Jimenez, avocats des prévenus, rappellent que leurs clients bénéficient de la présomption d'innocence tant que l'appel n'a pas été examiné. Ils soulignent que plusieurs professionnels de santé ayant examiné la plaignante durant la période des faits n'ont pas jugé nécessaire de signaler une vulnérabilité. La victime présumée a été hospitalisée à deux reprises, en septembre 2019 et juin 2023, sans que son état ne soit jugé alarmant.
De plus, le médecin traitant de la septuagénaire depuis plus de vingt ans a délivré plusieurs certificats attestant qu'elle était en pleine possession de ses moyens.
Un désaccord sur le montant du préjudice
Les avocats contestent le chiffre de 2,3 millions d'euros de préjudice avancé par le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland, dans son communiqué. Selon eux, la prévention retenue par le ministère public à l'encontre des époux Andrès s'élève à 719 245 euros, soit un montant bien inférieur. Ils estiment que le procureur a additionné l'ensemble des sommes évoquées dans le dossier, y compris celles qui ne sont pas imputées à leurs clients. Contacté, M. Balland n'a pas souhaité s'exprimer.



