Le sweat d'Epstein, un vêtement controversé devenu objet de culte en ligne
Un phénomène dérangeant émerge sur le web : un vêtement porté par Jeffrey Epstein au milieu des années 2000 est désormais commercialisé comme produit dérivé. Le « quarter zip Epstein », un sweat à col camionneur bleu marine brodé aux initiales du financier sulfureux, est en vente sur de multiples sites et boutiques en ligne, selon un rapport de Vanity Fair.
Une multiplication inquiétante des copies
Les reproductions de ce sweat se multiplient sur des plateformes comme Etsy. On en trouve également une version sur le site du militant néonazi et suprémaciste Nick Fuentes. Un site spécialement créé, epsteinquarterzip.com, vante la pièce en utilisant des images générées par intelligence artificielle montrant Donald Trump ou Bill Clinton portant le vêtement. Ces deux personnalités sont citées dans les « dossiers Epstein » récemment dévoilés, ajoutant une couche de controverse.
Symbole de détachement et d'impunité
Cette pièce, décrite comme « très controversée et iconique » par l'un de ses revendeurs, serait un symbole du « détachement » d'un homme qui se croyait au-dessus des lois. L'artiste Andres Serrano, que le financier avait visité juste avant son arrestation, confirme que Jeffrey Epstein se présentait toujours « détaché des soucis du monde ». Le sweat représente ainsi un pouvoir resté trop longtemps impuni, selon les analyses.
Un fétichisme troublant dans les milieux d'extrême droite
Le sweat d'Epstein fait l'objet d'un fétichisme particulièrement troublant, notamment auprès des sympathisants d'extrême droite. Le fondateur d'AF Post, une plateforme qui aspire à « remettre l'Amérique au premier plan », affirme porter ce vêtement pour être « comme Jeffrey Epstein, sans les casseroles ». Cette déclaration illustre comment cet objet est récupéré et glorifié dans certains cercles, transformant un symbole de scandale en emblème de culte.
En résumé, la commercialisation de ce sweat soulève des questions sur la banalisation de figures controversées et la manière dont des symboles d'impunité peuvent être fétichisés en ligne, notamment dans des milieux extrémistes.



