Propriétaire d'un appartement situé sous les toits, Isabelle a décidé d'y réaliser des travaux pour l'isoler de la chaleur, malgré l'avis négatif des Architectes des Bâtiments de France (ABF). Ventilateurs, serviettes mouillées et autres moyens de fortune ne suffisaient plus à rendre son logement habitable.
Un appartement sous les toits, un enfer en été
« Je fais partie de ces Français qui vivent sous les toits. Mon appartement, situé dans le centre d’une ville cossue et historique de région parisienne, a le charme de ces bâtiments dont la toiture est en zinc. Mais il en a aussi les revers. Quand vient l’été, la température grimpe, grimpe, grimpe, jusqu’à dépasser les 30 degrés. Un enfer », témoigne Isabelle.
Des bricolages insuffisants
Pour résister à la chaleur, elle a longtemps bricolé : pose de draps blancs ou de couverture de survie sur les fenêtres, usage intensif du ventilateur, bouteilles d’eau sorties du congélateur et serviette mouillée. « Des trucs simples, pas chers mais efficaces… Jusqu’à un certain point », explique-t-elle.
Lors de la canicule de fin mai 2026, la plus précoce jamais enregistrée en France depuis 1900, Isabelle a franchi le pas. « Je me suis mis hors-la-loi pour préserver ma santé », confie-t-elle. Elle a entrepris des travaux d'isolation sans l'autorisation des ABF, conscients des risques mais déterminée à rendre son logement vivable.
Cet épisode fait partie d'une série de témoignages sur les stratégies de survie face aux vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses.



