L'incendie qui a ravagé 271 hectares à Carlencas-et-Levas, dans les hauts cantons de l'Hérault, a été circonscrit ce lundi 6 juillet, permettant le retour des habitants évacués des hameaux de La Braunhe et La Frégère. Malgré la mobilisation de 700 pompiers, le feu n'est pas encore éteint, et une centaine de gendarmes traquent les auteurs d'infractions. Le patron des pompiers dénonce la dérive des réseaux sociaux.
Un feu circonscrit mais toujours actif
Le lieutenant-colonel Sanchez a précisé que sans les moyens aériens et humains conséquents, le sinistre aurait atteint environ 360 hectares. « Par chance, nous ne déplorons pas de blessés ni de grosses pertes matérielles », a-t-il ajouté. Le feu est entouré et ne progresse plus, mais son extinction complète prendra plusieurs jours. « Nous comptons l'avoir fixé demain en fin de journée », a indiqué le responsable.
La maire témoigne de la panique nocturne
Sylvie Taluafe, maire de Carlencas-et-Levas, a relaté l'angoisse des élus face à l'urgence. « Nous pensions que les flammes étaient sur nous. Finalement, au petit matin, elles étaient encore loin. Mais nous avons tous eu très peur. La nuit, c'est très impressionnant », a-t-elle confié, soulignant la difficulté de rassurer les administrés sans informations précises.
Le coup de gueule du contrôleur général
Le contrôleur général Éric Florès a vivement critiqué les pompiers qui alimentent les réseaux sociaux avec des photos ou vidéos prises sur le terrain. « Celui qui se fera prendre payera cher », a-t-il averti, évoquant une vidéo diffusée sur un pompier blessé. « Livrer comme ça qu'un pompier est gravement blessé est une saloperie que je n'admets pas. Il y a 700 familles derrière tout ça. » Une plainte aurait été déposée.
La préfète alerte sur l'avance de la saison des incendies
La préfète de l'Hérault, Chantal Mauchet, a insisté sur la mobilisation d'une centaine de gendarmes pour traquer les incendiaires. « C'est insupportable pour ceux qui risquent leur vie », a-t-elle déclaré. Elle a également souligné une « situation particulièrement inquiétante » avec deux à trois semaines d'avance sur la saison des feux. « Nous sommes en plein dedans depuis 15 jours », a-t-elle constaté, saluant la solidarité des élus et des chambres consulaires pour relever les pompiers.



