Incendie à Aire-sur-l'Adour : un père et sa fille toujours portés disparus dans les décombres
Incendie à Aire-sur-l'Adour : père et fille disparus

Incendie dévastateur à Aire-sur-l'Adour : un père et sa fille toujours portés disparus

L'angoisse persiste à Aire-sur-l'Adour, dans les Landes, après l'incendie qui a détruit un corps de ferme de 380 mètres carrés dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 avril 2026, vers 2 h 30 du matin. Malgré les efforts intensifs des équipes de secours, un homme de 39 ans et sa fille d'un an et demi étaient toujours portés disparus ce jeudi soir, ensevelis sous les décombres de la bâtisse située au fond d'une impasse, non loin de la RD 834 et de l'échangeur de l'A65.

Une intervention périlleuse et des secours difficiles

Les propriétaires de l'habitation, un couple âgé de 81 et 59 ans et parents de l'homme disparu, ont pu être secourus par les pompiers avant que l'édifice ne s'embrase totalement et que le premier étage ne s'effondre. Ils ont été évacués vers l'hôpital Layné de Mont-de-Marsan, la quinquagénaire étant dans un état initialement jugé critique, mais ses nouvelles sont devenues rassurantes dans l'après-midi du mercredi.

Le commandant Éric Dubes, chef du groupement territorial Est du Sdis des Landes, a décrit une opération complexe : « La dame est restée en contact avec le 18 pendant toute la durée de l'opération. Elle nous a guidés et nous attendait à la fenêtre du premier étage. Nous l'avons secourue avec l'échelle à coulisses, mais tout s'est entièrement embrasé peu après. »

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Des moyens importants déployés face à un accès difficile

Une trentaine de pompiers ont été mobilisés, avec des ambulances, des grandes échelles et des fourgons incendie pour assurer l'approvisionnement en eau. Ils ont réussi à éviter toute propagation du feu à la seule maison voisine. Le maire d'Aire-sur-l'Adour, Jérémy Marti, présent sur place toute la nuit et la journée, a souligné les défis logistiques : « L'accès à la maison était difficile, avec une voie étroite où les camions ne pouvaient pas se croiser. Au plus fort du brasier, c'était très impressionnant. »

Recherches longues et délicates dans un bâtiment instable

Les opérations de recherche se sont avérées longues et délicates en raison de l'instabilité de la structure. Le commandant Dubes a expliqué : « On a un gros travail de sécurisation à faire pour pouvoir évoluer en toute sécurité. Les murs ont souffert de la chaleur et menacent de s'écrouler. Nous procédons pièce par pièce. » La Ville a apporté un soutien logistique avec une équipe, un tractopelle et deux camions pour déblayer environ 1,5 mètre de gravats.

Ce jeudi à 19 h 30, pompiers, gendarmes et agents municipaux étaient toujours à pied d'œuvre, déterminés à poursuivre les recherches jusqu'à la nuit. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l'incendie, les pompiers n'émettant aucune hypothèse préliminaire, la maison étant déjà en flammes à leur arrivée.

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