Essonne : imbroglio juridique au procès d'un parking sauvage d'Orly
Imbroglio juridique au procès d'un parking sauvage d'Orly

Un procès renvoyé pour manque de preuves

Le jugement du patron d'un parking accueillant des véhicules d'usagers de l'aéroport d'Orly, à Athis-Mons, a été renvoyé au 2 juillet. Ce jeudi, au tribunal correctionnel d'Évry-Courcouronnes, la présidente de l'audience a levé les yeux au ciel, exaspérée par le dossier. « C'est n'importe quoi ce dossier ! » s'est-elle exclamée.

Le prévenu, dirigeant de la société Opark Airport, a martelé : « C'est complètement biaisé ce que l'on me reproche ». Son avocat a plaidé la relaxe, tandis que la procureure a requis 3 000 euros d'amendes, bien loin des 300 000 euros encourus.

Des infractions au plan local d'urbanisme

La mairie d'Athis-Mons tente de réguler les parkings sauvages aux abords d'Orly, qualifiés de « plaie » par la présidente. Le prévenu était poursuivi pour infraction au plan local d'urbanisme (PLU) de 2018, modifié en 2024. Mais le document n'a pas été produit à l'audience.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Entre les deux audiences, le patron a signé une autre prévention pour absence de déclaration préalable de son activité. Selon son avocat, Me Arnaud Richard, « à aucun moment, les investigations ont porté sur cela ». En 2024, il a tenté de régulariser sa situation, mais en cochant une case sur l'accueil de caravanes, il s'est retrouvé en infraction vis-à-vis du PLU de 2018.

Des lacunes dans l'enquête

Les policiers n'ont pas interrogé le prévenu sur ce point. « On n'a aucun élément dans le dossier », a résumé Me Richard. L'avocat de la mairie, Me Nicolas Corlouer, a reconnu « un problème de prévention ». Le patron a réfuté l'usage de son terrain comme parking, affirmant que les clients déposent leur voiture et qu'elle est emmenée vers deux autres parkings, dont un au niveau -4 dans l'aéroport.

La procureure a estimé qu'il « avait moyen de régulariser et ne l'a pas fait ». Exaspérée par des photos Google Earth sans date précise, la présidente a lâché : « Ah bah, tout cela promet ». Le jugement a été renvoyé au 2 juillet.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale