Libourne : huit mois de prison pour infractions routières et port d'arme factice
Huit mois de prison pour infractions routières à Libourne

Ce jeudi 21 mai, le tribunal correctionnel de Libourne a jugé un jeune homme pour de multiples infractions routières et port d'arme en récidive. L'audience a été marquée par une tension palpable et un fort agacement des magistrats face aux réponses évasives du prévenu.

Des faits de fuite et de possession d'arme

Les faits se sont déroulés les 1er et 17 mai derniers. Le 1er mai, à Macau, le prévenu circulait au volant de sa voiture à une vitesse largement supérieure à la limitation de 50 km/h et a réussi à semer les gendarmes à moto. Quinze jours plus tard, les militaires ont repéré un véhicule similaire avec deux occupants au comportement suspect près du péage de l'A89 à Coutras. Lors de la tentative d'interpellation, le conducteur a pris la fuite en direction d'Abzac. Peu après, le passager a jeté une mallette par la fenêtre sur le pont enjambant l'Isle, sur la RD17. La mallette, restée sur la chaussée, s'est ouverte, révélant une arme et quatre balles. Les gendarmes ont fait appel à des renforts et le prévenu a finalement été arrêté. Il conduisait sans permis ni assurance. L'arme s'est avérée être factice. En garde à vue, le vingtenaire a expliqué la détenir « pour faire beau et faire peur ». La présidente du tribunal lui a lancé : « Vous n'avez plus 8 ans pour jouer au cow-boy ».

Des échanges sous tension

La magistrate est longuement revenue sur les faits, avec des échanges vifs soulignant l'agacement face aux réponses peu convaincantes du prévenu. « Vous comptez passer le permis un jour ? » a interrogé la présidente. « Oui », a marmonné le prévenu. « Pourtant, vous continuez de prendre la voiture sans permis pour aller au McDo avec un pote et chercher un flingue. Il était factice, vous vous êtes fait avoir », a-t-elle poursuivi. Le prévenu est déjà connu de la justice pour des faits similaires et doit comparaître à nouveau en juin au tribunal de Bordeaux pour des violences. Dans ce cadre, toute détention d'armes lui est interdite, mais lors des faits, il cherchait à s'en procurer une et des armes ont été retrouvées à son domicile.

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140 heures de travaux d'intérêt général

« Pourquoi vous avez besoin d'une arme ? » a questionné la magistrate. Le prévenu a eu du mal à articuler ses réponses, tentant de minimiser : « C'est une erreur ». « Une erreur, c'est quand on mélange le linge rouge avec le blanc », a glissé la présidente. Interrogé sur le coût des indemnisations pour les personnes handicapées victimes d'un chauffard, le jeune homme a gardé les yeux baissés, pensif. Son avocate a plaidé : « Tout le monde a compris le personnage qu'est mon client. Il est extrêmement immature et très transparent puisqu'il reconnaît les faits », ajoutant qu'il était angoissé à l'idée d'aller en détention. Le tribunal est allé au-delà des réquisitions du procureur. Le prévenu écope de huit mois d'emprisonnement, assortis de deux ans de sursis probatoire avec exécution provisoire. Il doit effectuer 140 heures de travaux d'intérêt général, un stage de sensibilisation à la sécurité routière, et également passer son permis de conduire. « On ne devrait pas vous revoir, après ça sera du ferme », a conclu la présidente du tribunal.

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