Huile de vidange sur un banc à Nîmes : un riverain risque 75 000 € d'amende
Huile de vidange sur un banc à Nîmes : 75 000 € d'amende

Pour stopper les nuisances nocturnes près de chez lui, un habitant de Nîmes a versé de l'huile de vidange sur un banc public afin d'empêcher les passants de s'y installer. Cet acte, survenu rue Charles-Martel, suscite de vives réactions sur les réseaux sociaux, et l'homme risque désormais jusqu'à 75 000 € d'amende.

Un geste radical en période de canicule

En pleine canicule, les soirées plus fraîches attirent les passants sur les bancs publics, provoquant des nuisances sonores pour les riverains. Excédé, un habitant de Nîmes a choisi une méthode radicale et illégale : déverser de l'huile de vidange sur un banc situé près de son domicile. Les photos du banc dégradé, recouvert d'une substance noire et visqueuse, ont été partagées sur la page Facebook Les Rues de Nîmes, déclenchant immédiatement une vague de réactions indignées.

Une utilisatrice estime que la situation « touche le fond » et souligne que l'affaire peut vite devenir dangereuse pour les piétons. Un autre internaute s'offusque : « Le summum, la pépite, c'est hallucinant. » Une autre s'agace d'une telle « marée noire pour l'environnement », rappelant qu'il s'agit d'un délit et que la mairie devrait déposer plainte.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des réactions contrastées sur les réseaux sociaux

Un utilisateur a toutefois voulu nuancer : « Je pense qu'il est effectivement allé loin, mais mettez-vous à sa place trois secondes, il fait trop chaud, vous ouvrez pour aérer et vous ne pouvez pas dormir à cause du bruit, à un moment donné, le cerveau vrille à cause du manque de sommeil. » Ce commentaire reflète la complexité de la situation, où la gêne subie par le riverain est mise en balance avec l'illégalité de son acte.

Un acte dangereux pour les usagers du quartier

Au-delà de la nuisance et de la polémique, le créateur de la page Facebook rappelle que ce banc se situe dans une zone particulièrement sensible, juste devant une école primaire. C'est un lieu où circulent quotidiennement de jeunes enfants, des poussettes, des fauteuils de personnes à mobilité réduite, des personnes âgées avec des cannes, ainsi que des animaux de compagnie. Heureusement, après avoir été signalé, le banc a été nettoyé en profondeur par les services municipaux quelques heures plus tard.

Des sanctions pénales lourdes encourues

L'auteur de cet acte s'expose pourtant à de lourdes sanctions judiciaires. Ce genre d'action constitue d'abord un délit environnemental lié à la pollution par hydrocarbures, passible de deux ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende, ainsi qu'une dégradation de biens publics, une contravention de cinquième classe passible d'une amende allant jusqu'à 1 500 €, qui peut être assortie de travaux d'intérêt général.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale