Emmanuel Macron et Giorgia Meloni ont proposé la création d'une coalition multinationale pour prendre le relais de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) à la fin de son mandat, a appris Le Monde auprès d'une source diplomatique. Cette initiative conjointe, dévoilée lors d'une réunion bilatérale en marge du sommet du G7, vise à assurer la stabilité dans le sud du Liban.
Une proposition pour l'après-Finul
Selon la source diplomatique, les deux dirigeants estiment que le mandat actuel de la Finul, qui expire en août 2026, ne peut être simplement reconduit sans une réforme en profondeur. La coalition proposée serait composée de forces issues de pays européens et méditerranéens, avec un commandement unifié. "Il s'agit de créer un cadre plus flexible et réactif, capable de répondre aux défis sécuritaires actuels", a précisé la source.
Un contexte de tensions régionales
La proposition intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et le Hezbollah. La Finul, déployée depuis 1978, a vu son efficacité remise en question après les incidents récents à la frontière israélo-libanaise. Macron et Meloni ont insisté sur la nécessité d'une approche multilatérale. "Nous devons éviter un vide sécuritaire qui pourrait être exploité par des acteurs déstabilisateurs", a déclaré la source.
Réactions et perspectives
Les réactions au sein du Conseil de sécurité de l'ONU sont mitigées. La Russie a exprimé des réserves, tandis que les États-Unis ont accueilli favorablement l'initiative. Le Liban, quant à lui, n'a pas encore officiellement réagi. La source diplomatique a précisé que des consultations sont en cours avec les partenaires européens et les pays arabes. "L'objectif est de présenter un plan concret d'ici la fin de l'année", a-t-elle ajouté.



