Un homme de 67 ans est décédé en garde à vue, ce mardi 12 mai à 3 heures du matin, au commissariat d'Agde. Interpellé pour des dégradations à la machette en centre-ville, le suspect a subi un usage de pistolet à impulsion électrique après avoir opposé une vive résistance aux policiers venus l'interpeller.
Une interpellation mouvementée
Cette nuit du mardi 12 mai, un homme a perdu la vie dans les geôles du commissariat de police d'Agde. Il avait été interpellé un peu plus tôt en centre-ville par les policiers de la brigade anticriminalité (Bac) alors qu'il dégradait la vitrine d'un bureau de tabac avec une machette. L'homme présentait un état d'énervement particulièrement inquiétant et, pour le maîtriser, les policiers ont été contraints de faire usage de leur taser.
Un individu difficile à maîtriser
Selon des informations recueillies par Midi Libre, les policiers ont été appelés pour intervenir en centre-ville, car un individu aurait agressé une personne pour la voler. À l'arrivée des forces de l'ordre, le mis en cause, un homme né en 1959 appartenant à la communauté gitane, s'en prenait à une vitrine. Les deux hommes de la Bac sont intervenus mais ne sont pas parvenus à le maîtriser. Ils ont alors utilisé leur taser pour pouvoir le conduire au commissariat et le placer en garde à vue.
Trois tentatives de réanimation
L'homme, qui présentait semble-t-il des troubles, a recommencé à monter en tension dès son arrivée dans les locaux de la police. Il a finalement été placé en cellule. Quelques instants plus tard, toujours selon les informations recueillies par Midi Libre, l'homme aurait perdu connaissance. Les policiers ont immédiatement alerté les pompiers et ont réanimé le suspect, qui s'est réveillé toujours aussi énervé. Ce dernier a refait un malaise devant les pompiers, puis a de nouveau perdu connaissance. Il a été réanimé une seconde fois, mais a encore perdu connaissance. Les pompiers ne sont pas parvenus à le ramener à la vie lors de cette deuxième tentative de réanimation. Un médecin a officiellement déclaré le décès de cet individu vers 3 heures du matin.
Soutien des syndicats de police
Contactés ce mardi matin, les représentants des syndicats Alliance Police et Unité SGP Police FO ont apporté tout leur soutien aux policiers de la Bac qui ont travaillé cette nuit et qui sont mis en cause dans ce drame. « Ils ont travaillé en respectant les règles et, malheureusement, un homme est décédé après son interpellation. C'est dramatique. Nous sommes là pour soutenir nos collègues qui traversent des moments que personne ne souhaite vivre », ont-ils déclaré.
Une autopsie sera effectuée dans les jours qui viennent pour connaître les causes exactes du décès de cet homme.



