Condamnée à 6 ans de prison pour homicide routier, elle avait uriné près du corps
Homicide routier : 6 ans de prison, elle urine près du corps

Le tribunal correctionnel de Toulon a condamné ce vendredi 3 juin 2026 une représentante de commerce de 60 ans à six ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, pour homicide routier. Pascale Philippe a provoqué la mort de Marc Zobel, 59 ans, le 5 avril 2026 sur la RDN8 au Beausset (Var), alors qu'il circulait à moto. Son alcoolémie s'élevait à 2,40 g/l de sang.

Un choc frontal fatal

Ce jour de Pâques, vers 17 heures, Pascale Philippe conduisait sa Peugeot 3008 en zigzaguant dangereusement sur la route du circuit du Castellet. Des motards témoins ont rapporté que le véhicule avait heurté un trottoir et un poteau blanc avant de poursuivre sur la voie opposée. Marc Zobel est mort sur le coup dans un choc frontal. Selon l'avocate de la famille, sa moto a été « littéralement disloquée » et son corps réduit à l'état de « poupée de chiffon ».

Un comportement indigne après l'accident

À la barre, Pascale Philippe a déclaré : « J'avais bu », mais affirmé n'avoir que des bribes de souvenirs : « Je me souviens du bruit du choc, pour moi c'était un mur… » Les témoins ont décrit une scène choquante : la conductrice est sortie de sa voiture pour uriner à deux reprises contre un muret, « les fesses à l'air », à quelques mètres du corps de la victime. L'avocate de la partie civile a souligné qu'elle « n'a fait preuve d'aucune retenue ». Interpellée, elle a insulté les gendarmes (« bande d'enculés ») et frappé une adjudante. Une militaire a rapporté : « Elle était dans un état hystérique, elle hurlait […] Elle n'a eu aucune empathie. »

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Un lourd passé judiciaire

Le casier judiciaire de Pascale Philippe mentionne deux condamnations antérieures pour conduite en état alcoolique, en 2002 et 2018. La présidente du tribunal a commenté : « L'injustice de la situation, c'est que vous êtes là et lui n'est plus là. » La mère et la sœur de la victime ont exprimé leur douleur : « Ce que vous avez commis est absolument inqualifiable, vous avez tué mon petit frère adoré. »

La défense plaide l'humanité

L'avocat de la prévenue, François-Xavier Kozan, a tenté de « redonner à cette femme un peu d'humanité », rappelant que le père de ses trois enfants s'était tué dans un accident de la route en 1997, lié à l'alcool. Il a exhorté le tribunal à « ne pas se laisser envahir par ses émotions », décrivant une personne appréciée dont le comportement ce jour-là « n'est pas révélateur de qui elle est vraiment ». Malgré cela, le tribunal a prononcé une peine de six ans de prison, dont un an avec sursis probatoire.

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