Meurtre au Grau-du-Roi : un ado de 15 ans avoue un besoin viscéral de faire du mal
Grau-du-Roi : ado de 15 ans avoue un besoin viscéral de faire du mal

Le meurtre de Jacqueline, une octogénaire de 86 ans, tuée à coups de perceuse le 11 juin 2026 près de l'étang de Salonique au Grau-du-Roi (Gard), a été élucidé. L'auteur présumé, un adolescent de 15 ans, a été interpellé et incarcéré, et il est passé aux aveux, selon les informations révélées lors d'une conférence de presse de la procureure de Nîmes, Cécile Gensac, rapportées par Midi Libre.

Un acte prémédité et d'une grande sauvagerie

L'adolescent a reconnu avoir prémédité son geste. Le jour même, il avait caché une perceuse volée à sa famille sur les lieux du crime. Masqué et ganté, il est revenu sur place pour trouver une victime au hasard. Il s'est jeté sur Jacqueline par derrière, lui assénant des coups de perceuse, notamment à la gorge, ainsi que des coups de pied. Un colonel de gendarmerie a qualifié ce passage à l'acte de « tout à fait inédit ».

Des motivations glaçantes

Interrogé sur ses motivations, le jeune homme a évoqué « un besoin viscéral de faire du mal ». La procureure a également précisé que l'adolescent, jusqu'alors considéré comme un « très bon élève » sans histoire, avait récemment vécu des difficultés familiales et une rupture amoureuse. Il a notamment exprimé un sentiment d'injustice suite au divorce récent de ses parents, qui l'aurait éloigné de sa famille recomposée.

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Des signes inquiétants avant le drame

Selon une source proche de l'enquête citée par Le Parisien, l'adolescent passait beaucoup de temps sur un site où des jeunes s'encouragent à tuer des petits animaux. « Parfois le jeu morbide peut aussi conduire à projeter de tuer des humains, sans raison. Ce jeune était sans doute entré dans ce genre de tourbillon », a-t-elle déclaré. Les enquêteurs ont retrouvé sur son téléphone une vidéo de hérisson éviscéré.

Une expertise psychologique en cours

La famille de l'adolescent, alertée par des signes de difficultés psychologiques, avait tenté de trouver un professionnel de santé pour le prendre en charge, mais sans succès. Une expertise psychologique a été ordonnée par la justice pour déterminer si l'adolescent présentait une altération de son discernement au moment des faits. Cette évaluation est cruciale pour établir sa responsabilité pénale. En attendant, il est placé en détention provisoire et mis en examen pour « assassinat ».

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