Grand-mère condamnée pour menaces de mort envers directrice d'école
Grand-mère condamnée pour menaces envers directrice d'école

Le tribunal correctionnel de Toulon a condamné Arbia S., une grand-mère de 57 ans, à six mois de prison avec sursis pour violences et menaces de mort à l'encontre de la directrice de l'école maternelle Anatole France, à La Seyne-sur-Mer, dans le Var. Les faits remontent à mai 2025.

Une altercation violente au sein de l'établissement

Ce jour-là, la prévenue accompagnait sa fille à un rendez-vous avec la direction de l'école. Selon le président du tribunal Philippe Plantard, Arbia S. a insulté la directrice, la traitant de « sorcière » et lui ordonnant « d'aller se faire foutre ». La grand-mère a ensuite collé son front contre celui de la directrice, en déclarant : « Si ce n'est pas ma fille qui la frappe, c'est moi qui vais le faire. » La scène s'est déroulée devant plusieurs témoins, dont de très jeunes enfants.

Arbia S. a tenté de minimiser les faits à la barre, affirmant qu'il n'y avait pas eu de violences. Elle a expliqué son comportement par un deuil récent : « Je venais d'enterrer mon père, j'étais perturbée », a-t-elle déclaré en pleurs. Son avocate, Me Céline Falcucci, a plaidé pour un « épisode malheureux mais isolé », soulignant que sa cliente avait un casier judiciaire vierge et qu'elle avait souffert d'une grave dépression.

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Le contexte : une plainte pour violences sur une élève

Quelques jours avant l'altercation, la petite-fille d'Arbia S. aurait été victime de violences au sein de l'école. La mère de l'élève avait alors demandé un rendez-vous avec la direction, et s'y était rendue accompagnée de sa propre mère. Selon la défense, la directrice « vaquait à ses occupations » pendant que mère et fille attendaient, ce qui a exaspéré Arbia S., qui s'est sentie ignorée.

Une condamnation exemplaire

Pour la partie civile, représentée par Me Nora Biout, ce comportement était « inacceptable ». « Elle n'avait rien à faire dans cet établissement, ce n'est pas elle qui avait rendez-vous. Un an après, ma cliente demeure très affectée par cet épisode », a plaidé l'avocate. Le tribunal a considéré les faits comme « de très graves troubles à l'ordre public ». Le juge a rappelé : « S'il y a bien un endroit où l'on doit garder son calme, c'est dans une école. S'en prendre au personnel est intolérable. »

Outre la peine de prison avec sursis, Arbia S. devra verser 1 000 euros à la directrice pour préjudice moral.

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