Toulouse : une gendarme blesse grièvement un homme en tirant pour protéger son collègue
Gendarme tire et blesse un homme pour protéger un collègue près de Toulouse

Une gendarme tire sur un homme pour protéger son collègue lors d'une intervention à Escalquens

Une gendarme a gravement blessé un homme samedi soir près de Toulouse, en utilisant son arme de service pour qu'il cesse de frapper l'un de ses collègues. L'incident s'est produit à Escalquens, une commune située à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Toulouse, lors d'une intervention pour des faits de violences conjugales.

L'homme touché au thorax et hospitalisé en urgence absolue

Selon le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz, l'homme, âgé d'une quarantaine d'années, a été touché au thorax et hospitalisé en urgence absolue. Il reste en réanimation et ses jours sont toujours en danger. Les deux gendarmes s'étaient rendus au domicile de l'individu, qualifié de mis en cause, pour des violences conjugales.

L'agression des gendarmes dans la cage d'escalier

À leur arrivée, l'homme a pris à partie les gendarmes verbalement, puis physiquement dans la cage d'escalier de l'immeuble. Il les a contraints à reculer jusqu'au rez-de-chaussée, où il les poursuivait. Malgré l'usage d'un pistolet à impulsion électrique, il s'est rué sur les gendarmes, qui étaient bloqués dans le sas de sortie, empoignant et frappant l'un d'eux à plusieurs reprises.

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Le tir de la gendarme après des sommations

L'homme a continué son agression malgré les sommations de la collègue du gendarme agressé, ce qui l'a conduite à faire usage de son arme de service. Le procureur a précisé que la gendarme ayant tiré n'a pas été placée en garde à vue, mais elle sera entendue dans le cadre de l'enquête.

Deux enquêtes ouvertes par le parquet

Le parquet a ouvert une première enquête pour violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l'autorité publique, comprenant l'audition des militaires. Une seconde enquête a été ouverte à l'encontre de la victime du tir pour violences intrafamiliales et violences volontaires sur les gendarmes.

Le fils de la victime mis en garde à vue puis relâché

Le fils de la victime, âgé de 15 ans, a reconnu avoir participé aux violences. Il a été mis en garde à vue dans un premier temps, mais sa garde à vue a été levée durant la nuit, compte tenu de la situation critique de son père. Elle pourra être reprise ultérieurement si nécessaire.

Cet incident soulève des questions sur les interventions des forces de l'ordre dans des contextes de violences domestiques et sur l'usage des armes à feu. Les enquêtes en cours devraient apporter plus de précisions sur les circonstances exactes de cette affaire.

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