Plusieurs fusillades ont visé des immeubles et des habitations ce week-end dans la banlieue lyonnaise, entraînant l’interpellation d’un suspect en flagrant délit. Des tirs d’intimidation à l’arme automatique dans des quartiers touchés par le trafic de stupéfiants se sont multipliés, a déploré un syndicat policier, et un homme a été interpellé, a annoncé la préfecture.
Des tirs dans plusieurs communes
Dans la nuit de samedi à dimanche, ces tirs d’intimidation ont visé, sans faire de blessés, au moins une porte d’entrée à Vénissieux, une façade d’immeuble à Villeurbanne ainsi qu’à Décines-Charpieu, selon une source proche des enquêtes. Dans ce même quartier de Décines, vendredi soir, une femme qui rentrait chez elle avec ses deux enfants avait été atteinte au mollet par une balle perdue lors de tirs visant cinq voitures en stationnement.
Interpellation après une course-poursuite
Les policiers de la brigade anti-criminalité ont interpellé en flagrant délit un individu suspecté d’avoir participé à des tirs d’intimidation à Villeurbanne, a écrit sur X la préfète du Rhône Fabienne Buccio. Le suspect fuyait en trottinette et, à l’issue d’une course-poursuite, il a été arrêté porteur d’une arme longue, détaille le syndicat Alliance Police Nationale.
Le syndicat déplore un mode opératoire préoccupant : tirs répétés sur des façades d’immeubles et des entrées d’habitations, exposant directement les riverains. Des projectiles ont traversé des appartements, sans faire de blessés malgré la présence d’occupants. Alliance réclame au ministre de l’Intérieur des renforts pérennes face à la répétition de ces faits.
Il y a dix jours, la Poste avait suspendu les tournées de ses facteurs dans des rues de Vénissieux après une série de fusillades proches de points de deal. Trois tentatives d’homicide avaient été perpétrées en quelques jours, dont une en plein jour le 11 avril qui avait fait au moins un blessé. La préfecture avait annoncé un très important déploiement de forces de l’ordre. Nous n’acceptons pas qu’il y ait une guerre de territoire entre des points de deal, avait commenté le préfet délégué à la Sécurité du Rhône, Antoine Guérin.



