Harcèlement raciste d'une fleuriste à Nice : son calvaire raconté
Fleuriste harcelée à Nice : vols, gifle, insultes racistes

Vols, gifles, insultes racistes : le calvaire d'une fleuriste niçoise

Jeanne Tran, gérante de la boutique Sophie Store Fleurs rue Spitarieli à Nice depuis onze ans, vit un enfer depuis plusieurs mois. Une ancienne cliente, âgée d'environ soixante-dix ans et habitant à proximité, la harcèle sans relâche : vols de fleurs, dégradations de la devanture, insultes racistes. Vendredi 29 mai 2026, la situation a dégénéré en agression physique. Malgré quatre plaintes déposées, la suspecte a été relâchée et est revenue une heure après son interpellation.

Des vols quotidiens filmés par une caméra

Excédée par des disparitions répétées de fleurs depuis janvier, Jeanne installe une caméra de vidéosurveillance. Dès le premier jour, elle identifie la voleuse : une ancienne cliente. Elle porte plainte le 17 janvier. Une semaine plus tard, sa porte est vandalisée. La suspecte lui avoue : "C'est mon fils qui t'a cassé ta porte." Depuis, les incidents se répètent chaque vendredi, tous filmés.

L'agression du 29 mai

Ce jour-là, la femme entre dans la boutique et saccage les compositions florales. Jeanne tente de la retenir. "Elle mettait des coups de pieds pour détruire les compositions. C'est là qu'elle m'a giflée", raconte-t-elle. La caméra extérieure enregistre des insultes racistes : "C'est une sale Chinetoque qui vient faire chier les Français !" On entend Jeanne supplier : "Vous pouvez appeler la police pour moi s'il vous plaît ?"

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Une réponse judiciaire insuffisante

La police municipale intervient et emmène la suspecte au commissariat. Mais moins d'une heure plus tard, elle est de retour devant la boutique. "Je vais craquer. Elle veut me détruire ou quoi ?", confie Jeanne. Le lendemain, pour la Fête des mères, la boutique est ouverte mais l'ambiance est morose. Dans sa poche, une bombe au poivre offerte par une cliente solidaire, "au cas où elle reviendrait".

Un appel à l'aide sur les réseaux sociaux

Poussée par son entourage, Jeanne publie les vidéos sur Instagram. Les réactions sont massives : soutien de clients et d'anonymes, mais aussi témoignages d'autres commerçants victimes de la même personne. Ce qui pèse le plus, c'est l'absence de réponse de la police nationale. "Comment une victime peut-elle autant souffrir en France ?", écrit-elle. Son sourire a laissé place à l'inquiétude et à la tristesse.

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