L’animatrice Flavie Flament, âgée de 51 ans, est revenue sur sa plainte pour viol contre le chanteur Patrick Bruel ce vendredi 22 mai sur RTL. Elle a catégoriquement nié toute relation sexuelle consentie avec lui, déclarant : « Je n’ai jamais eu de relations sexuelles consenties avec Patrick Bruel. »
Des faits remontant à 1991
Flavie Flament a raconté les faits qu’elle impute au chanteur, datant de 1991. À l’époque, elle n’avait que 16 ans, tandis que Patrick Bruel était âgé d’une trentaine d’années. Selon elle, il était « indubitablement » au courant de sa minorité. « En 1988, j’ai été médiatisée en participant à une élection pour un magazine. Ce n’était pas compliqué de faire un calcul », a-t-elle expliqué.
Un viol par soumission chimique selon son avocate
L’animatrice a décrit une scène où elle se rend dans l’appartement parisien du chanteur. Il lui aurait proposé un thé, après quoi elle a eu un « trou noir ». « Je me suis réveillée, mais mon corps ne répondait pas. Quand j’ai ouvert les yeux, il était en train de me remettre mon pantalon », a-t-elle détaillé. « Il voit que je suis réveillée, et il me dit tout simplement : “Viens, je te ramène.” »
Quinze ans plus tard, en 2006, Flavie Flament a revu Patrick Bruel lors d’une émission qu’elle animait. « Je le croise dans un couloir, je le vois arriver, je vois qu’il n’y a personne. Il me prend dans ses bras et il me murmure : “Tu te souviens ?” Je lui demande de quoi. Il me répond : “Évidemment qu’on a couché ensemble.” » Elle qualifie ce moment de « parfaite impunité ».
Une défense de Bruel jugée diffamatoire
La défense de Patrick Bruel affirme que toutes les relations étaient consenties. Flavie Flament dément cette version avec force. « La variation des faits est fabuleuse. Je ne l’ai revu que dans le cadre de mes émissions. Je n’ai jamais eu son contact dans mon répertoire », a-t-elle affirmé. Elle n’hésite pas à employer le terme « diffamation » pour qualifier les allégations de relation entre elle et le chanteur. « On est en train d’étudier la possibilité d’actionner des leviers judiciaires », a-t-elle ajouté.



