Une odeur insoutenable comparée à celle d'un cadavre
Edith, une Belge de 67 ans, vit un véritable cauchemar depuis qu'elle a loué un fauteuil roulant motorisé à la Croix-Rouge de Tournai. Suite à une opération de la hanche, cette sexagénaire dépendante de cet équipement médical se retrouve confrontée à une situation inattendue et particulièrement désagréable.
Des descriptions choquantes
Dans un entretien accordé à la presse belge, Edith n'a pas mâché ses mots pour décrire l'odeur qui émanerait de son fauteuil. "Quand je me suis approchée de ce fauteuil, j'ai senti une odeur réellement pestilentielle qui s'en dégageait !" confie-t-elle. La comparaison qu'elle utilise est sans équivoque : "Pire qu'un relent d'excréments, on aurait dit que ça sentait le mort, le cadavre".
Une dépendance nécessaire
Le paradoxe est cruel pour cette femme qui compte sur cet équipement pour faciliter son quotidien post-opératoire. "J'en ai besoin car il me permet d'y dormir, puis de me redresser quasiment à la verticale pour pouvoir en sortir sans devoir trop solliciter ma hanche", explique-t-elle. Une nécessité médicale qui se transforme en source d'angoisse olfactive.
La réponse de la Croix-Rouge de Tournai
Face à ces accusations, l'organisation caritative se défend fermement. Le responsable du matériel paramédical de la Croix-Rouge de Tournai a réagi avec surprise : "Ce que je peux admettre, c'est la présence d'une tache que je n'avais pas vue. Mais pour ce qui est de prétendre qu'il sentait le cadavre ou qu'il n'aurait pas été nettoyé, non. Ce sont des propos inadmissibles".
Des témoignages contradictoires
Le responsable ajoute que ni lui ni le voisin d'Edith n'ont perçu la moindre odeur désagréable. Cependant, un autre élément vient complexifier la situation. Une agente de la Croix-Rouge de Mouscron, venue nettoyer le fauteuil, aurait confirmé la présence d'une odeur particulière. "Elle a décrit l'odeur comme celle que ramène un de ses proches qui travaille dans un cimetière", rapporte Edith.
Les conséquences au quotidien
Pour supporter cette situation, la sexagénaire a développé des stratégies de survie. "Je dois m'asperger d'eau de Cologne chaque soir pour tenter de savoir dormir", révèle-t-elle, soulignant l'impact psychologique de cette expérience olfactive.
Une solution en vue
Contactée par Sudinfo, l'agente de la Croix-Rouge de Mouscron a non seulement confirmé la présence de l'odeur, mais a également promis une solution rapide. Elle s'est engagée à "livrer un lit médicalisé dès ce mardi" à Edith, marquant ainsi le début d'une résolution potentielle de ce conflit.
Un précédent positif
Ironie du sort, Edith avait déjà fait appel aux services de la Croix-Rouge de Tournai l'année précédente, suite à sa première opération. Cette expérience s'était alors déroulée "à merveille", selon ses propres termes, ce qui rend la situation actuelle d'autant plus incompréhensible et douloureuse pour elle.
Cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontées les personnes dépendantes d'équipements médicaux, et soulève des questions sur les procédures de contrôle et d'entretien de ces matériels essentiels au bien-être des patients.



