Fausse addictologue condamnée vend désormais des cigarettes
Fausse addictologue condamnée vend désormais des cigarettes

Condamnée pour avoir escroqué des malades avec de fausses cures à 8 000 euros, la fausse addictologue Alexandra L., 53 ans, vend désormais des cigarettes dans un bureau de tabac d'Albi, rapporte La Dépêche. Pendant près de quatre ans, elle s'est fait passer pour une addictologue dans la région d'Albi, avant d'être démasquée en 2023 suite à une plainte.

Une fausse experte sans diplôme

Sur les réseaux sociaux, Alexandra L. se présentait comme experte en addictologie ou tabacologue, sans posséder aucun diplôme. Elle facturait des programmes de rémission à des prix exorbitants. En 2023, les parents d'un jeune homme souffrant d'alcoolisme ont payé 8 000 euros pour une cure à Arthès. Au lieu de soins et d'un suivi psychiatrique, le patient a été logé dans un gîte Airbnb délabré, livré à lui-même pendant que l'organisatrice partait "faire ses courses ou nourrir ses chats", selon le récit de la famille aux enquêteurs.

Le jeune homme a déclaré : "On m'avait promis des randonnées. Nous n'avons été que promener le chien." Les activités thérapeutiques se résumaient à des sorties bowling et cinéma. La fausse médecin confisquait parfois les cartes bancaires et exigeait les cartes Vitale de ses patients. Incapable de rédiger des ordonnances, elle les poussait à se faire prescrire des traitements puissants par leur médecin traitant.

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Déni et condamnation

Face aux juges, Alexandra L. a nié en bloc : "Je ne reconnais aucune des infractions", affirmant avoir voulu aider après s'être formée sur Internet. L'enquête a révélé qu'entre 2022 et 2024, elle n'a déclaré aucun revenu tout en percevant des aides sociales, alors que ses gains étaient estimés à près de 1 800 euros mensuels. Le tribunal l'a condamnée pour avoir "exploité la fragilité de personnes vulnérables sous couvert d'une compétence qu'elle n'avait pas", selon La Dépêche. Elle écope de deux ans de prison avec sursis, d'une interdiction à vie d'exercer dans le milieu médical et doit rembourser environ 15 000 euros à la CPAM et à l'Urssaf.

Ironie du sort

Aujourd'hui, celle qui prétendait soigner les addictions gagne sa vie en vendant des cigarettes dans un bureau de tabac d'Albi, soulignant l'ironie de cette affaire.

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