Deux jeunes femmes ont déposé plainte après avoir affirmé avoir été droguées par un barman de la discothèque L'Entrepôt, située à Lattes, près de Montpellier, dans la nuit du 19 au 20 avril dernier. L'établissement conteste vivement ces accusations et a décidé de porter plainte à son tour pour diffamation.
Des symptômes inquiétants
Une Gardoise, venue passer la soirée avec une amie, raconte avoir ressenti des symptômes alarmants après avoir consommé un cocktail offert par le barman. "Black out, vertige, chute et perte de motricité de la mâchoire", énumère-t-elle sur son compte Facebook. Elle précise que le barman leur a servi un "cocktail spécial filles", une recette secrète de la maison, contenu dans une bouteille déjà ouverte. "Sur le coup, j'ai trouvé bizarre que la boisson soit déjà préparée", confie-t-elle.
Les deux amies affirment avoir perdu connaissance à plusieurs reprises dans la boîte de nuit, avant de s'effondrer à l'extérieur. Le lendemain, elles se sont rendues aux urgences pour subir des examens médicaux, dont elles attendent les résultats.
La direction dément et contre-attaque
La direction de L'Entrepôt Complexe a réagi fermement sur les réseaux sociaux, dénonçant une "diabolisation caricaturale" et démentant toute "intervention malveillante" de son personnel. Elle affirme avoir analysé les images de vidéoprotection, qui ne montrent aucun effondrement de la cliente devant le personnel de sécurité. Selon l'établissement, la jeune femme serait sortie dans de bonnes conditions apparentes.
La direction ajoute que la cliente aurait consommé "plus de six verres d'alcool fort, issus notamment d'une bouteille acquise sur place, ainsi que le cocktail offert en début de soirée", ce qui pourrait expliquer son état. Elle a décidé de déposer plainte pour diffamation et dénonciation calomnieuse.
La cliente maintient sa version
La Gardoise dément avoir bu excessivement. "Je connais ma consommation d'alcool, je ne vomis jamais", insiste-t-elle. Elle précise avoir consommé ses verres sur une longue période, de 0 h 45 à 5 h du matin. Sa plainte a été transmise au commissariat de Montpellier, et des investigations sont en cours. La direction de L'Entrepôt se dit prête à fournir les images de vidéoprotection aux autorités.



