Un trentenaire montpelliérain, connu pour ses multiples démêlés avec la justice, a été condamné à une nouvelle peine de prison ferme pour des faits de violences volontaires et d'infractions routières. Agé de 30 ans, il cumule déjà vingt-six condamnations et a passé plus de dix ans derrière les barreaux.
Des faits en série en juillet et août 2025
Le premier incident remonte à la nuit du 18 au 19 juillet 2025. Vers 1h20 du matin, le conducteur d'une Opel Corsa est contrôlé à Montpellier. L'homme, sorti de prison en juin, est alcoolisé, circule sans permis valide et sans assurance. Les policiers découvrent également un grand couteau de cuisine (lame de 18 cm) et 8,6 g de résine de cannabis. Placé en garde à vue, il est remis en liberté sous contrôle judiciaire avec interdiction de sortir la nuit.
Moins de dix jours plus tard, le 28 juillet, il est de nouveau interpellé à Bessan, à 2h20, au volant d'une Peugeot 3008 au capot ouvert. Il n'a toujours pas de permis ni d'assurance, est positif au cannabis, et porte sur lui 2,8 g de résine. Un nouveau contrôle judiciaire lui est notifié.
Un tir en direction d'une mère de famille
Dans la nuit du 3 au 4 août, vers 3h du matin, des riverains de la rue des Épervières, dans le quartier du Petit-Bard à Montpellier, le désignent comme l'auteur d'un coup de feu. La victime, une mère de famille, le reconnaît formellement : « Je le connais, je lui donne parfois à manger. Cette nuit-là, je lui ai demandé d'arrêter le bruit car mes cinq enfants dormaient. Il est parti, puis revenu une demi-heure plus tard. Il m'a appelée et quand j'ai sorti la tête par la fenêtre, il m'a tiré dessus. Si je ne m'étais pas reculée, il aurait pu me tuer. »
Lors de son audition, le prévenu reconnaît avoir un problème avec l'alcool et le protoxyde d'azote, mais nie être l'auteur du tir. Il conteste : « Je n'ai jamais eu d'arme. » Cependant, les policiers retrouvent dans sa voiture un pistolet à blanc modifié pour tirer des balles de 9 mm, ainsi que cinq cartouches non percutées et deux pochons de cocaïne.
Les réquisitions et la défense
La substitute du procureur, Estelle Bois, requiert trois ans de prison ferme avec mandat de dépôt. La défense, assurée par Maître Charline Vatier, plaide pour une peine mixte et constructive : « La prison, c'est sa maison, il y a passé plus de dix ans. Ce n'est pas une sanction pour lui. Il vaudrait mieux le condamner à une peine soumise à obligations pour l'aider à se réinsérer. »
Le verdict
- Pour les faits du 19 juillet : 7 mois de prison ferme avec mandat de dépôt et 200 € d'amende pour défaut d'assurance.
- Pour ceux du 28 juillet : 6 mois d'emprisonnement avec maintien en détention, 200 € d'amende, annulation du permis avec interdiction de le repasser pendant 6 mois.
- Pour le tir du 4 août : 3 ans de prison ferme dont 18 mois assortis d'un sursis probatoire renforcé pendant 3 ans, avec obligation de soins psychiatriques et addictologiques. Confiscation des armes et munitions, interdiction de détenir ou porter une arme pendant 10 ans.
L'homme a été écroué à l'issue de l'audience.



