Deux jeunes enfants, âgés de 3 et 5 ans, ont été retrouvés morts le mercredi 24 juin 2026 à Carpentras (Vaucluse), oubliés dans une voiture en pleine canicule. L'autopsie, réalisée le lendemain, a conclu à une mort par hyperthermie. Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte par le parquet de Carpentras.
Les faits : une journée de canicule
Ce jour-là, les températures dans le Vaucluse dépassaient les 35°C. Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux enfants auraient été laissés dans le véhicule par leur mère, âgée de 35 ans, alors qu'elle se rendait à son travail. Elle aurait oublié de les déposer chez la nourrice. C'est en fin de journée, vers 18h, qu'elle aurait réalisé son erreur en revenant à sa voiture, garée sur le parking de son entreprise.
Les secours, alertés, n'ont pu que constater le décès des deux garçons. Le père des enfants, également présent sur les lieux, a été pris en charge par les services médicaux en état de choc.
Autopsie et enquête
L'autopsie pratiquée à l'institut médico-légal de Marseille a confirmé que la mort était due à une hyperthermie, conséquence directe de la chaleur extrême à l'intérieur de l'habitacle. Selon des études, la température dans une voiture fermée peut atteindre 50°C en quelques minutes par forte chaleur.
Le parquet de Carpentras a ouvert une enquête pour homicide involontaire, confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie. Les auditions des proches et des témoins sont en cours. La mère, entendue, a expliqué avoir commis une « erreur fatale » due à la fatigue et au stress. Elle n'avait pas d'antécédents judiciaires.
Un drame récurrent en période de canicule
Ce type de drame n'est pas isolé. En France, plusieurs cas d'enfants oubliés dans des voitures surviennent chaque été. Selon l'association Prévention Routière, entre 2010 et 2020, une vingtaine d'enfants sont morts dans ces conditions. La canicule aggrave le risque : l'intérieur d'une voiture peut devenir une « fournaise » en quelques minutes.
Le maire de Carpentras, Serge Andrieu, a exprimé sa « profonde tristesse » et appelé à la vigilance. Il a rappelé que des dispositifs de prévention existent, comme les rappels sur les sièges auto ou les alarmes.
Les conséquences judiciaires
L'enquête devra déterminer les circonstances exactes et si la mère peut être poursuivie pour homicide involontaire. La peine encourue peut aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Les experts psychiatriques évalueront son état mental au moment des faits.
Ce drame relance le débat sur la nécessité d'équiper les véhicules de systèmes de détection de présence. Aux États-Unis, certains constructeurs proposent déjà des alertes. En France, aucune obligation légale n'existe à ce jour.



